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Animatrice ou animateur de Madada.fr

- November 3, 2020 in job, Madada

L’association Open Knowledge France recherche une animatrice ou un animateur de communauté pour son site Madada.fr. Contexte L’association Open Knowledge France a lancé en Septembre 2019 un service en ligne de Demandes d’Accès aux Documents Administratifs (madada.fr) destiné à faciliter les demandes d’information publique auprès des administrations. Le service est l’équivalent d’autres sites qui fonctionnent déjà à l’étranger, comme whatDoTheyKnow.co.uk en Grande Bretagne, ou askTheEU.org pour les instances européennes. En France, selon la loi du 17 Juillet 1978 (loi CADA) toute personne peut obtenir communication des documents détenus par une administration ou autre entité dans le cadre de sa mission de service public. Ma Dada vise ainsi à faciliter le droit d’accès à l’information en rendant la procédure plus simple, plus transparente et plus collaborative.  Ma Dada contient désormais les contacts de plus de 50 000 autorités et a permis de réaliser plus de 220 requêtes lors de sa première année de fonctionnement, dont 45 ont abouti positivement. L’objectif pour la seconde année est que Madada.fr devienne un site de référence pour les demandes d’information. Le site propose également de nouvelles fonctionnalités avancées, comme la possibilité de traiter des demandes en masse ou de poser un embargo sur la visibilité d’une demande afin de permettre aux journalistes d’investigation d’utiliser la plateforme.  C’est dans ce contexte que l’association Open Knowledge France souhaite recruter une animatrice ou un animateur de communauté pour renforcer l’équipe projet. Missions et responsabilités
  • Gérer les retours utilisateurs (site, procédure, etc.) et répondre aux demandes d’aide via email
  • Surveiller les nouvelles requêtes, encourager et assister les utilisateurs qui pourraient avoir besoin d’aide
  • Conseiller les utilisateurs sur les étapes à suivre en cas de refus ou de non réponse d’une administration (relance de l’administration, saisie de la CADA, etc.)
  • Tweeter à proposer des requêtes et réponses à fort intérêt général
  • Écrire des articles de blog à propos de l’impact du site
  • Communiquer avec les journalistes et associations à propos de campagnes d’intérêt général
  • Gérer les relations avec les acteurs institutionnels en charge du droit d’accès à l’information
  • Recruter et mobiliser des volontaires
  • Catégoriser les requêtes
  • Aider à améliorer la liste des autorités
  • Participer aux réflexions sur l’amélioration et la pérennisation du service
  • Participer à l’établissement et/ou au maintien des relations avec les plateformes équivalentes à l’étranger
Profil
  • Envie de faire progresser le droit d’accès à l’information et l’open data en France
  • Connaissance des aspects techniques, juridiques et administratifs du droit d’accès à l’information et de l’open data
  • Bonne culture du web et maîtrise des outils numériques
  • À l’aise à l’écrit et à l’oral (français/anglais)
  • Patience et humour
Contrat de prestation initial 26 jours à raison de 1 jour de travail par semaine pour un montant total de 10400 € (nécessite un statut auto-entrepreneur ou équivalent) Début souhaité : 1er Décembre 2020 Candidature : envoyer votre candidature (CV + email de motivation) à contact@okfn.fr

Animateur de communauté – Ma Demandes d’Accès aux Documents Administratifs (madada.fr)

- October 1, 2019 in job

L’association Open Knowledge France recherche pour son site Ma Demande d’Accès à un Document Administratif (madada.fr) un animateur ou une animatrice de communauté. Contexte L’association Open Knowledge France prépare le lancement d’un service en ligne Ma Demandes d’Accès aux Documents Administratifs (madada.fr) destiné à faciliter les demandes d’accès à l’information auprès des autorités publiques. Le service est l’équivalent d’autres sites qui fonctionnent déjà à l’étranger, comme whatDoTheyKnow.co.uk en Grande Bretagne, ou askTheEU.org pour les instances européennes. Il vise à faciliter une démarche inscrite dans la loi, mais que beaucoup ignorent ou n’ont pas le temps ou le courage de mener à bien. Madada propose de rendre la procédure plus simple et rapide, et de partager les informations ainsi obtenues en open data. En guise de rappel, la loi du 17 Juillet 1978 (loi CADA) autorise toute personne à obtenir communication des documents détenus par une administration ou autre entité dans le cadre de sa mission de service public. Missions et responsabilités
  • Gérer les retours utilisateurs (site, procédure, etc.) et répondre aux demandes d’aide via email
  • Surveiller les nouvelles requêtes, encourager les utilisateurs qui pourraient avoir besoin d’aide, les encourager
  • Conseiller les utilisateurs sur les étapes à suivre en cas de refus ou de non réponse d’une administration (relance de l’administration, saisie de la CADA, etc.)
  • Tweeter à proposer des requêtes et réponses à fort intérêt général
  • Écrire des articles de blog à propos des progrès du projet
  • Communiquer avec les journalistes et associations à propos de campagnes d’intérêt général
  • Gérer les relations avec les acteurs institutionnels en charge du droit d’accès à l’information
  • Recruter et mobiliser des volontaires
  • Catégoriser les requêtes
  • Aider à améliorer la liste des autorités
  • Participer à la recherche de financement
  • Participer aux réflexions sur l’amélioration et la pérennisation du service
Profil
  • Envie de faire progresser le droit d’accès à l’information et l’open data en France
  • Connaissance des aspects techniques, juridiques et administratifs du droit d’accès à l’information et de l’open data
  • Bonne culture du web et maîtrise des outils numériques
  • À l’aise à l’écrit et à l’oral (français/anglais)
  • Patience et humour
Contrat de prestation 26 jours sur une durée de 6 mois à raison de 1j/semaine pour un montant total de 10400 €. Contact : contact@okfn.fr

La Révolution Ouverte : réécrire les règles de la société de l’information

- June 17, 2018 in Communiqué

Rufus Pollock, le Fondateur d’Open Knowledge, est très heureux de vous annoncer la parution de son livre « The Open Revolution » qui explore comment réécrire le droit d’accès et de propriété de l’information à l’ère du numérique.

À propos du livre

La révolution numérique accouchera-t-elle d’une dictature du numérique ou d’une démocratie du numérique? Pour Rufus Pollock, il faut oublier tout ce que vous pensez savoir à propos de l’âge de l’information. Pour lui, ce n’est ni une question de vie privée, ni de surveillance, ni encore d’intelligence artificielle ou de blockchain – c’est avant tout une question de propriété. Car, dans un monde numérique plus encore que dans un monde de papier, ceux qui possèdent l’information contrôle le futur. Aujourd’hui, l’information est partout. Votre ADN, le dernier film que vous avez vu, les brevets de vos médicaments, les applications sur votre smartphone, les big data, les algorithmes, toute notre économie est bâtie sur l’information, et les règles qui la gouvernent nous affectent tous les jours. Avec le numérique, il est ainsi beaucoup plus facile de copier ou de partager une information. Cependant, les règles de contrôle et d’accès que nous avons adoptées pour ces biens immatériels, dérivées de la façon dont nous gérons les biens physiques, sont désespérément inadaptées à ce monde nouveau. Pollock soulève ainsi les mythes qui obscurcissent le débat sur le numérique pour regarder sous la surface, là où se situent les règles structurantes de l’économie de l’information. Il offre une solution en apparence simple où la réponse n’est pas technologique mais politique : un choix entre une information ouverte, partagée par tous, et une information fermée, possédée et contrôlée par une minorité. Dans un monde où l’information est fermée, nous nous trouvons à la merci des dictateurs du numérique. Mais à quoi ressemblerait un monde où l’information serait plus ouverte ? C’est à cette question que le livre tente de répondre en adressant notamment le problème de la rémunération des auteurs, ceux qui produisent l’information.

Un monde plus ouvert pour tous

Dans ce livre au ton provocateur et emprunt d’urgence, Rufus Pollock pose un nouveau diagnostic sur les maux du numérique et dessine un chemin vers un futur plus équitable, innovant et prospère pour tous. Cette vision est étroitement liée à celle des membres du réseau Open Knowledge dont Open Knowledge France fait partie. Partout dans le monde, nous œuvrons à rendre l’information plus accessible et à permettre à chacun d’en faire usage. Nous souhaitons voir les données des institutions et gouvernements plus ouvertes et plus compréhensibles, nous souhaitons voir les résultats de la recherche scientifique accessibles en open access, en particulier ceux qui nous permettrons d’adresser les défis globaux liés au changement climatique et à la pauvreté. Ce livre est une belle source d’inspiration pour notre réseau, et nous espérons que cela motivera chacun de vous à faire d’avantage pour un monde plus ouvert. Pour obtenir une copie numérique du livre (anglais uniquement), rendez-vous sur openrevolution.net Si vous êtes intéressés pour nous aider à traduire le livre en français, merci de nous contacter à contact@okfn.fr

À propos de l’auteur

Rufus Pollock est un chercheur et entrepreneur spécialiste de l’économie du numérique. Il est le fondateur d’Open Knowledge International et fut également Professeur à l’Université de Cambridge. Il a reçu des bourses (fellowships) de la Shuttleworth, d’Ashoka et de la Royal Society of Arts.

Fighting illegal trade of endangered species with the help of open data and digital commons: the Ministry for Europe and Foreign Affairs and Open Knowledge France announce a partnership

- October 9, 2017 in Communiqué

The department of biodiversity, forest and oceans of the Ministry of Europe and Foreign Affairs and Open Knowledge France announce a partnership to promote open data and digital commons in the fight against the traffic of endangered species. The objective of the partnership is to develop an application that will help to better identify endangered species, determine their legal status according to their country of origin, and inform about the incurred penalties. The partnership also aims to promote access, use and contribution to open data on endangered species through the digital commons such as wikicommons or wikidata. This partnership, for which Open Knowledge France has received a grant of 10 000 euros, is the result of a collaboration between the Ministry and the association during the #Diplonum hackathon which was held on January 25 and 26, 2017 (summary in french). This project will also be supported by a large number of actors specialized in the fight against endangered species trafficking, such as the National Museum of Natural History, the CITES Secretariat, in charge of the International Convention on Endangered Species, the United Nations Environment Programme’s World Conservation Monitoring Centre (UNEP-WCMC), which publishes the Species + database, the French customs, as well as wikidata and wikicommons experts.

Fighting the traffic of endangered species of wild fauna and flora

The traffic of endangered species, fauna and flora, is estimated to be  the fourth illegal trade in the world in terms or monetary value. It finances terrorism and contributes to the extinction of species. To respond to this threat, an international cooperation framework has been established, called CITES, for the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora. This framework defines a list of threatened species by country of origin, 35,000 species in total, as well as a set of protection measures to be applied, such as the prohibition of trade. In France, the Ministry of Europe and Foreign Affairs coordinates the fight against the illegal trafficking of endangered species abroad through the department of biodiversity, forest and oceans and in collaboration with other local and international actors such as the French customs, the Ministry of Ecological and Solidarity Transition, but also the Museum of Natural History and the international CITES secretariat based in Geneva within the UNEP, the United Nations Environment Agency.

The data challenge

One of the main challenges in implementing the CITES agreement is the ability to identify precisely which species are endangered and which sanctions to apply  according to the country of origin. The issue is to better inform the various stakeholders involved inthe fight against trafficking, in particular customs officers and other control forces, but also to raise awareness among potential trafficking actors (sellers, buyers, tourists, etc.) on the penalties incurred. A large set of information about the protection of endangered species already exists, including the Species + register, which lists species and their legal status by country. However, this register is intended primarily to experts, and is of a less use for customs officers or tourists, and does not enable or facilitate  species identification. Besides, most of the information is only available in English.

Objectives of the partnership

This partnership aims to develop a web and mobile application that allows to easily identify a species, determine its status, and inform about related sanctions. Such an application could be used both to raise awareness among tourists, but also to strengthen control forces and other actors within the CITES framework. The second axis of this partnership is to explore the opportunities offered by digital commons to better manage, promote and use available digital content related to endangered species such as databases, images and texts of laws. About Open Knowledge France Open Knowledge France is a French non-profit organisation (association of law 1901) member of the Open Knowledge International network. Open Knowledge France develops tools, projects and communities to promote open data and open access to knowledge in France and in Francophone countries. About the Biodiversity, Forests and Oceans department of the Ministry of Europe and Foreign Affairs The Biodiversity, Forests and Oceans department is part of the Sub-Directorate for Environment and Climate elaborates, which elaborates policies related to tackling climate change, access to sustainable energy, forests and biodiversity protection, terrestrial and marine ecosystems preservations, natural hazards prevention, and supports the establishment of sustainable production and consumption activies. Press Contact:
Open Knowledge France: contact@okfn.fr

Lutte contre le trafic d’espèces menacées, open data et biens communs numériques : le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et Open Knowledge France annoncent un partenariat

- October 9, 2017 in Communiqué

Le Pôle biodiversité forêts océans du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et Open Knowledge France annoncent un partenariat afin de valoriser les données ouvertes et biens communs numériques dans la lutte contre le trafic d’espèces menacées. L’objectif du partenariat est de développer une application tout public pour identifier plus facilement les espèces menacées, déterminer leur statut juridique en fonction du pays, et informer sur les sanctions encourues. Le partenariat vise également à promouvoir l’accès, l’usage et la contribution aux données ouvertes sur les espèces menacées, notamment à travers les biens communs numériques tels que wikicommons ou wikidata. Ce partenariat, pour lequel Open Knowledge France a reçu un financement d’amorçage, est le résultat d’une collaboration entamée entre le Ministère et l’association lors du hackathon #Diplonum du Quai d’Orsay qui s’est tenu les 25 et 26 janvier dernier (voir le résumé). Ce projet s’appuiera également sur des acteurs spécialisés dans la lutte contre le trafic d’espèces menacées tels que le Muséum national d’Histoire Naturelle, le secrétariat CITES qui gère la convention internationale sur les espèces menacées, le Centre de surveillance de la conservation de la nature (UNEP-WCMC) qui édite la base de données Species+, les Douanes ainsi que des spécialistes des projets wikidata et wikicommons.

La lutte contre le trafic d’espèces menacées

Le trafic d’espèces menacées, animales ou végétales, est aujourd’hui le quatrième commerce illégal dans le monde en terme de montant. Il permet de financer le terrorisme et contribue à l’extinction des espèces. En réponse, un cadre international de collaboration a été mis en place, la CITES, pour Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Ce cadre définit une liste des espèces menacées par pays, plus de 35 000, ainsi que les mesures de protection associées à appliquer, comme l’interdiction de la vente. En France, c’est le Ministère des Affaires Étrangères qui coordonne la lutte contre le trafic illégal d’espèces à l’international, à travers le Pôle biodiversité forêts océans et en lien avec d’autres institutions telles que les Douanes, le Ministère du Développement Durable mais également le Muséum d’Histoire Naturelle et le secrétariat international CITES basé à Genève au sein de l’UNEP, l’Agence des Nations Unis pour l’Environnement.

Les enjeux de l’accès aux données

L’une des principales difficultés de la mise en œuvre de l’accord CITES est de pouvoir identifier précisément quelles sont les espèces menacées et les sanctions à appliquer en fonction du pays. L’enjeu est à la fois de pouvoir mieux informer les différents intervenants dans la lutte contre le trafic, et en premier lieu, les agents des douanes et les autres forces de contrôle, mais également de mieux sensibiliser les potentiels acteurs du trafic (vendeurs, acheteurs, touristes, etc.) sur les sanctions encourues, et ce en fonction du pays. Il existe déjà un grand nombre d’informations sur la protection des espèces menacées, notamment le registre Species+ qui répertorie les espèces et leur statut juridique par pays. Cependant, ce registre est plutôt destiné aux experts, moins aux agents de douane ou au touristes, et n’a pas pour fonction l’identification d’une espèce. La plupart des informations sont par ailleurs uniquement disponibles en anglais.

Objectifs du partenariat

Ce partenariat propose donc d’utiliser comme base les données de la base CITES, afin de développer un outil de sensibilisation qu’il sera facile d’utiliser pour une campagne d’information par ex., et permettant de facilement identifier une espèce, déterminer son statut, et informer sur les sanctions. Un tel outil, comme une application web et mobile, pourra être utilisée à la fois pour sensibiliser et éduquer les touristes, mais également pour renforcer le pouvoir des forces de contrôle et acteurs du cadre CITES. Le second axe de ce partenariat est d’explorer les possibilités offertes par les communs numériques qui sont très bien référencés, pour mieux gérer, promouvoir et utiliser les contenus en ligne existants déjà et relatifs aux espèces menacées tels que d’autres base de données, images d’espèces, et textes de lois. Comment toutes ces connaissances et efforts déjà réalisés peuvent être mutualisés pour faire bénéficier le plus grand nombre ? À propos d’Open Knowledge France Open Knowledge France est une association de loi 1901 membre du réseau Open Knowledge. Open Knowledge France développe des outils, des projets et des communautés pour promouvoir l’open data et un accès libre au savoir en France et à l’International. À propos du Pôle biodiversité forêts océans du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères La sous-direction de l’environnement et du climat pilote l’élaboration des stratégies de développement en matière de lutte contre le dérèglement climatique, d’accès à l’énergie durable, de protection de la biodiversité et des forêts, de préservation des écosystèmes marins et terrestres, de prévention des risques de catastrophe, d’instauration de modes de production et de consommation durables. Contact presse:
Open Knowledge France : contact@okfn.fr

Fighting illegal trade of endangered species with the help of open data and digital commons: the Ministry for Europe and Foreign Affairs and Open Knowledge France announce a partnership

- October 9, 2017 in Communiqué

The department of biodiversity, forest and oceans of the Ministry of Europe and Foreign Affairs and Open Knowledge France announce a partnership to promote open data and digital commons in the fight against the traffic of endangered species. The objective of the partnership is to develop an application that will help to better identify endangered species, determine their legal status according to their country of origin, and inform about the incurred penalties. The partnership also aims to promote access, use and contribution to open data on endangered species through the digital commons such as wikicommons or wikidata. This partnership, for which Open Knowledge France has received a grant of 10 000 euros, is the result of a collaboration between the Ministry and the association during the #Diplonum hackathon which was held on January 25 and 26, 2017 (summary in french). This project will also be supported by a large number of actors specialized in the fight against endangered species trafficking, such as the National Museum of Natural History, the CITES Secretariat, in charge of the International Convention on Endangered Species, the United Nations Environment Programme’s World Conservation Monitoring Centre (UNEP-WCMC), which publishes the Species + database, the French customs, as well as wikidata and wikicommons experts.

Fighting the traffic of endangered species of wild fauna and flora

The traffic of endangered species, fauna and flora, is estimated to be  the fourth illegal trade in the world in terms or monetary value. It finances terrorism and contributes to the extinction of species. To respond to this threat, an international cooperation framework has been established, called CITES, for the Convention on International Trade in Endangered Species of Wild Fauna and Flora. This framework defines a list of threatened species by country of origin, 35,000 species in total, as well as a set of protection measures to be applied, such as the prohibition of trade. In France, the Ministry of Europe and Foreign Affairs coordinates the fight against the illegal trafficking of endangered species abroad through the department of biodiversity, forest and oceans and in collaboration with other local and international actors such as the French customs, the Ministry of Ecological and Solidarity Transition, but also the Museum of Natural History and the international CITES secretariat based in Geneva within the UNEP, the United Nations Environment Agency.

The data challenge

One of the main challenges in implementing the CITES agreement is the ability to identify precisely which species are endangered and which sanctions to apply  according to the country of origin. The issue is to better inform the various stakeholders involved inthe fight against trafficking, in particular customs officers and other control forces, but also to raise awareness among potential trafficking actors (sellers, buyers, tourists, etc.) on the penalties incurred. A large set of information about the protection of endangered species already exists, including the Species + register, which lists species and their legal status by country. However, this register is intended primarily to experts, and is of a less use for customs officers or tourists, and does not enable or facilitate  species identification. Besides, most of the information is only available in English.

Objectives of the partnership

This partnership aims to develop a web and mobile application that allows to easily identify a species, determine its status, and inform about related sanctions. Such an application could be used both to raise awareness among tourists, but also to strengthen control forces and other actors within the CITES framework. The second axis of this partnership is to explore the opportunities offered by digital commons to better manage, promote and use available digital content related to endangered species such as databases, images and texts of laws. About Open Knowledge France Open Knowledge France is a French non-profit organisation (association of law 1901) member of the Open Knowledge International network. Open Knowledge France develops tools, projects and communities to promote open data and open access to knowledge in France and in Francophone countries. About the Biodiversity, Forests and Oceans department of the Ministry of Europe and Foreign Affairs The Biodiversity, Forests and Oceans department is part of the Sub-Directorate for Environment and Climate elaborates, which elaborates policies related to tackling climate change, access to sustainable energy, forests and biodiversity protection, terrestrial and marine ecosystems preservations, natural hazards prevention, and supports the establishment of sustainable production and consumption activies. Press Contact:
Open Knowledge France: contact@okfn.fr

Lutte contre le trafic d’espèces menacées, open data et biens communs numériques : le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et Open Knowledge France annoncent un partenariat

- October 9, 2017 in Communiqué

Le Pôle biodiversité forêts océans du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et Open Knowledge France annoncent un partenariat afin de valoriser les données ouvertes et biens communs numériques dans la lutte contre le trafic d’espèces menacées. L’objectif du partenariat est de développer une application tout public pour identifier plus facilement les espèces menacées, déterminer leur statut juridique en fonction du pays, et informer sur les sanctions encourues. Le partenariat vise également à promouvoir l’accès, l’usage et la contribution aux données ouvertes sur les espèces menacées, notamment à travers les biens communs numériques tels que wikicommons ou wikidata. Ce partenariat, pour lequel Open Knowledge France a reçu un financement d’amorçage de 10 000 euros, est le résultat d’une collaboration entamée entre le Ministère et l’association lors du hackathon #Diplonum du Quai d’Orsay qui s’est tenu les 25 et 26 janvier dernier (voir le résumé). Ce projet s’appuiera également sur des acteurs spécialisés dans la lutte contre le trafic d’espèces menacées tels que le Muséum national d’Histoire Naturelle, le secrétariat CITES qui gère la convention internationale sur les espèces menacées, le Centre de surveillance de la conservation de la nature (UNEP-WCMC) qui édite la base de données Species+, les Douanes ainsi que des spécialistes des projets wikidata et wikicommons.

La lutte contre le trafic d’espèces menacées

Le trafic d’espèces menacées, animales ou végétales, est aujourd’hui le quatrième commerce illégal dans le monde en terme de montant. Il permet de financer le terrorisme et contribue à l’extinction des espèces. En réponse, un cadre international de collaboration a été mis en place, la CITES, pour Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Ce cadre définit une liste des espèces menacées par pays, plus de 35 000, ainsi que les mesures de protection associées à appliquer, comme l’interdiction de la vente. En France, c’est le Ministère des Affaires Étrangères qui coordonne la lutte contre le trafic illégal d’espèces à l’international, à travers le Pôle biodiversité forêts océans et en lien avec d’autres institutions telles que les Douanes, le Ministère du Développement Durable mais également le Muséum d’Histoire Naturelle et le secrétariat international CITES basé à Genève au sein de l’UNEP, l’Agence des Nations Unis pour l’Environnement.

Les enjeux de l’accès aux données

L’une des principales difficultés de la mise en œuvre de l’accord CITES est de pouvoir identifier précisément quelles sont les espèces menacées et les sanctions à appliquer en fonction du pays. L’enjeu est à la fois de pouvoir mieux informer les différents intervenants dans la lutte contre le trafic, et en premier lieu, les agents des douanes et les autres forces de contrôle, mais également de mieux sensibiliser les potentiels acteurs du trafic (vendeurs, acheteurs, touristes, etc.) sur les sanctions encourues, et ce en fonction du pays. Il existe déjà un grand nombre d’informations sur la protection des espèces menacées, notamment le registre Species+ qui répertorie les espèces et leur statut juridique par pays. Cependant, ce registre est plutôt destiné aux experts, moins aux agents de douane ou au touristes, et n’a pas pour fonction l’identification d’une espèce. La plupart des informations sont par ailleurs uniquement disponibles en anglais.

Objectifs du partenariat

Ce partenariat propose donc de développer une application web mobile permettant de facilement identifier une espèce, déterminer son statut, et informer sur les sanctions. Une telle application pourra être utilisée à la fois pour sensibiliser et éduquer les touristes, mais également pour renforcer le pouvoir des forces de contrôle et acteurs du cadre CITES. Le second axe de ce partenariat est d’explorer les possibilités offertes par les communs numériques pour mieux gérer, promouvoir et utiliser les contenus en ligne relatifs aux espèces menacées tels que base de données, images, et textes de lois. À propos d’Open Knowledge France Open Knowledge France est une association de loi 1901 membre du réseau Open Knowledge. Open Knowledge France développe des outils, des projets et des communautés pour promouvoir l’open data et un accès libre au savoir en France et à l’International. À propos du Pôle biodiversité forêts océans du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères La sous-direction de l’environnement et du climat pilote l’élaboration des stratégies de développement en matière de lutte contre le dérèglement climatique, d’accès à l’énergie durable, de protection de la biodiversité et des forêts, de préservation des écosystèmes marins et terrestres, de prévention des risques de catastrophe, d’instauration de modes de production et de consommation durables. Contact presse:
Open Knowledge France : contact@okfn.fr

Open Data Index 4ième édition – France, les données sur la transparence de l’action publique manquent à l’appel

- July 3, 2017 in Open Data

À l’occasion des récentes publications de l’Open Data Index et de l’Open Data Barometer pour la période 2016-2017, nous analysons ci-dessous les principaux résultats pour la France.
 
Pour la période 2016-2017, la France se retrouve respectivement 3ème de l’Open Data Barometer et 4ième de l’Open Data Index. Ces résultats confirment les efforts de notre pays en matière de données ouvertes, et nous saluons le travail déjà accompli. Mais notre rôle est de regarder là où nous pouvons mieux faire, et malgré ces bons résultats, notre pays est encore loin d’être un exemple en matière d’open data dans des domaines comme la lutte contre la corruption ou l’intégrité publique, essentielles au rétablissement de la confiance dans l’action publique souhaitée par notre nouveau Gouvernement.

En France, un tiers des données clés sont disponibles en open data selon l’Open Data Index 2016.

Les données sur les dépenses publiques indisponibles

Malgré un plaidoyer constant de notre part et d’autres associations telles que Regards Citoyens et Transparency International, nous constatons que les détails des dépenses publiques (qui a dépensé, qui a reçu, quand, pour quel montant, pour quelle raison) ne sont toujours pas disponibles en open data. Seules les exécutions budgétaires agrégées par administration ou mission sont aujourd’hui disponibles, mais ces chiffres consolidés ne disent pas grand chose de l’activité réelle et détaillée d’une administration et ne permettent certainement pas au contribuable de contrôler où va son argent, et de savoir qui en est responsable. Alors que la moralisation de la vie publique semble de nouveau être une priorité de nos élus, nous attendons encore des engagements précis sur la question de la transparence des dépenses publiques, comme par exemple la mise en open data des données de dépense public géré au sein du système intégré de gestion CHORUS.

Les données sur les marchés publics incomplètes

Les données disponibles en open data sur les attributions des marchés publics en France ne concernent actuellement que les marchés passés par les administrations centrales. Les marchés publics passés avec les autres structures dont les collectivités territoriales (à l’exception de ceux relevant de l’obligation de publication au niveau européen) ne sont toujours pas disponible en open data. Au total, et en l’absence de la mise en œuvre des données ouvertes sur les marchés publics pour l’ensemble des acteurs, plus de la moitié du montant de la commande publique reste opaque en France, soit environ 100 milliards de dépenses, ou encore 5% du PIB de notre pays.
 
Mais la situation est censée évoluer. Selon un décret de mars 2016 (Article 107), tous les acheteurs ont désormais obligation de publier les données essentielles sur les marchés publics. Ils ont jusqu’au 1er octobre 2018 pour se conformer à cette disposition qui ne concernera cependant qu’un nombre limité d’information sur les passations des marchés au regard des bonnes pratiques internationales. En efftet, la France s’était engagée en décembre 2016 au côté du Royaume-Uni, de la Colombie, de l’Ukraine et du Mexique à mettre en œuvre un certain nombre de mesures pour améliorer la performance et l’intégrité des marchés publics. Parmi ces mesures, on trouvait l’adoption du Standard de Données sur la Commande Publique Ouverte (en anglais Open Contracting Data Standard — OCDS) un standard lancé en 2014 par l’Open Contracting Partnership qui vise à améliorer l’efficacité de la commande publique et à mieux détecter les cas de fraudes et de corruption. L’arrêté du 14 avril 2017 relatif aux données essentielles dans la commande publique est malheureusement en deça des principales exigences de l’OCDS. Par exemple, il ne permettra pas d’accéder aux données sur les contrats eux mêmes.

La DGFiP se refuse à ouvrir les données sur le cadastre

Le service public de la donnée, créé par la loi pour une République numérique, visait à mettre à disposition les jeux de données de référence qui présentent le plus fort impact économique et social pour le pays. Le plan cadastral fait partie de ces données clés, mais, à la différence de la plupart des autres données listées dans le décret d’application, n’a toujours pas été mis à disposition en open data par son producteur, la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP). À l’heure de la République numérique, l’accès en open data à ces données est désormais un droit pour le citoyen, et nous attendons donc de la DGFiP qu’elle s’y conforme rapidement en publiant le plan cadastral informatisée dans une licence et dans un format ouverts.

Seul un tiers des données clés disponibles en open data

Pour résumer, force est de constater qu‘en France les jeux de données les plus importants en matière de lutte contre la corruption ou pour le rétablissement de la confiance dans l’action publique sont ceux qui sont le plus difficiles à ouvrir. Notons également que d‘autres jeux de données essentiels posent encore problème. C’est le cas des données sur le registre des adresses, sur les textes de loi et sur les projets de loi, dont les régimes de licence disponibles incluent des clauses les rendant incompatibles avec le régime général des licences open data. Au total, selon l’Open Data Index, seulement un tiers des données clés sont évaluées comme étant totalement ouvertes.
Retrouver les résultats détaillés de l’Open Data Index  et de l’Open Data Barometer

Open Data Index et Open Data Barometer : en savoir plus

L’Open Data Index, mené par Open Knowledge International, est une évaluation annuelle des données ouvertes basée, pour cette édition, sur l’analyse de 15 jeux de données clés dans 94 pays ou territoires. La disponibilité des données est évaluée par des contributeurs bénévoles dans les différents pays et les résultats sont ensuite vérifiés et validés par des experts sélectionnés par Open Knowledge International. Notre groupe local Open Knowledge France participe chaque année à cet effort collectif. Les résultats présentés ci-dessous porte sur la 4ième édition de l’Open Data Index qui concerne la situation en 2016.
 
L’Open Data Barometer, mené par la Web Foundation, est une évaluation annuelle des données ouvertes basée également sur l’analyse de 15 jeux de données clés mais l’évaluation prend également en compte le niveau de préparation du pays à l’ouverture des données (droit d’accès à l’information, existence d’une initiative des données ouvertes au niveau national, etc.) ainsi que l’impact des données ouvertes dans un certain nombre de secteurs dont les services publics, la lutte contre la corruption, l’économie ou l’environnement. L’Open Data Barometer fait appel à des chercheurs rémunérés pour conduire l’évaluation et invite également les Gouvernements à faire leur auto-évaluation. Pour cette édition 115 pays ont été étudiés. L’Open Data Barometer propose également une évaluation de la situation en 2016, pour la 4ième année consécutive.
 
L’Open Data Index et l’Open Data Barometer considèrent l’Open Definition comme définition de référence pour les données ouvertes et utilisent quasiment les mêmes critères pour établir si un jeu de données est ouvert ou non. 
En revanche, les deux évaluations diffèrent sur les jeux de données considérés comme essentiels et leur définition. 
Liste des 15 jeux de données évalués par l’Open Data Barometer :
  • Cartes (cartes politique et topographique)
  • Foncier (cadastre)
  • Statistiques (statistiques démographiques et économiques)
  • Budget (budget prévisionnel)
  • Dépenses (dépenses publiques détaillées)
  • Entreprises (registre des entreprises)
  • Législation (textes de lois)
  • Transport (horaires)
  • Commerce (statistiques commerce international)
  • Santé (performance des services de santé)
  • Éducation (performance du système scolaire)
  • Criminalité (statistiques sur la criminalité)
  • Environnement (émissions de C02, pollution de l’air, déforestation, et qualité de l’eau)
  • Élections (résultats détaillés)
  • Contrats (détail des contrats des marchés publics)
Liste des 15 jeux de données évalués par l’Open Data Index :
  • Budget (budget prévisionnel)
  • Dépenses (dépenses publiques détaillée, au niveau de la transaction)
  • Marchés publics (notification et avis des marchés publics)
  • Résultats des élections (résultats détaillés)
  • Registre des entreprises 
  • Cadastre (propriété foncière)
  • Carte (carte géographique)
  • Prévisions météorologiques (prévisions à 3 jours)
  • Frontières administratives (contours géographique des différents niveau administratifs)
  • Adresses (registre géolocalisé des adresses)
  • Statistiques nationales (statistiques démographiques et économiques)
  • Propositions de lois (textes de lois en discussion au parlement) 
  • Textes de lois (textes de lois votés en application)
  • Qualité de l’air (dont particules fines PM et monoxye de carbone)
  • Qualité de l’eau (nitrates, coliformes fécaux, etc.)
Pour en savoir plus sur la méthodologie d’évaluation de l’Open Data Index https://index.okfn.org/methodology/
 
Pour en savoir plus sur la méthodologie d’évaluation de l’Open Data Barometer https://index.okfn.org/methodology/
 
Nous contacter: contact@okfn.fr

Open Data Index 4ième édition – France, les données sur la transparence de l’action publique manquent à l’appel

- July 3, 2017 in Open Data

À l’occasion des récentes publications de l’Open Data Index et de l’Open Data Barometer pour la période 2016-2017, nous analysons ci-dessous les principaux résultats pour la France.
 
Pour la période 2016-2017, la France se retrouve respectivement 3ème de l’Open Data Barometer et 4ième de l’Open Data Index. Ces résultats confirment les efforts de notre pays en matière de données ouvertes, et nous saluons le travail déjà accompli. Mais notre rôle est de regarder là où nous pouvons mieux faire, et malgré ces bons résultats, notre pays est encore loin d’être un exemple en matière d’open data dans des domaines comme la lutte contre la corruption ou l’intégrité publique, essentielles au rétablissement de la confiance dans l’action publique souhaitée par notre nouveau Gouvernement.

En France, un tiers des données clés sont disponibles en open data selon l’Open Data Index 2016.

Les données sur les dépenses publiques indisponibles

Malgré un plaidoyer constant de notre part et d’autres associations telles que Regards Citoyens et Transparency International, nous constatons que les détails des dépenses publiques (qui a dépensé, qui a reçu, quand, pour quel montant, pour quelle raison) ne sont toujours pas disponibles en open data. Seules les exécutions budgétaires agrégées par administration ou mission sont aujourd’hui disponibles, mais ces chiffres consolidés ne disent pas grand chose de l’activité réelle et détaillée d’une administration et ne permettent certainement pas au contribuable de contrôler où va son argent, et de savoir qui en est responsable. Alors que la moralisation de la vie publique semble de nouveau être une priorité de nos élus, nous attendons encore des engagements précis sur la question de la transparence des dépenses publiques, comme par exemple la mise en open data des données de dépense public géré au sein du système intégré de gestion CHORUS.

Les données sur les marchés publics incomplètes

Les données disponibles en open data sur les attributions des marchés publics en France ne concernent actuellement que les marchés passés par les administrations centrales. Les marchés publics passés avec les autres structures dont les collectivités territoriales (à l’exception de ceux relevant de l’obligation de publication au niveau européen) ne sont toujours pas disponible en open data. Au total, et en l’absence de la mise en œuvre des données ouvertes sur les marchés publics pour l’ensemble des acteurs, plus de la moitié du montant de la commande publique reste opaque en France, soit environ 100 milliards de dépenses, ou encore 5% du PIB de notre pays.
 
Mais la situation est censée évoluer. Selon un décret de mars 2016 (Article 107), tous les acheteurs ont désormais obligation de publier les données essentielles sur les marchés publics. Ils ont jusqu’au 1er octobre 2018 pour se conformer à cette disposition qui ne concernera cependant qu’un nombre limité d’information sur les passations des marchés au regard des bonnes pratiques internationales. En efftet, la France s’était engagée en décembre 2016 au côté du Royaume-Uni, de la Colombie, de l’Ukraine et du Mexique à mettre en œuvre un certain nombre de mesures pour améliorer la performance et l’intégrité des marchés publics. Parmi ces mesures, on trouvait l’adoption du Standard de Données sur la Commande Publique Ouverte (en anglais Open Contracting Data Standard — OCDS) un standard lancé en 2014 par l’Open Contracting Partnership qui vise à améliorer l’efficacité de la commande publique et à mieux détecter les cas de fraudes et de corruption. L’arrêté du 14 avril 2017 relatif aux données essentielles dans la commande publique est malheureusement en deça des principales exigences de l’OCDS. Par exemple, il ne permettra pas d’accéder aux données sur les contrats eux mêmes.

La DGFiP se refuse à ouvrir les données sur le cadastre

Le service public de la donnée, créé par la loi pour une République numérique, visait à mettre à disposition les jeux de données de référence qui présentent le plus fort impact économique et social pour le pays. Le plan cadastral fait partie de ces données clés, mais, à la différence de la plupart des autres données listées dans le décret d’application, n’a toujours pas été mis à disposition en open data par son producteur, la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP). À l’heure de la République numérique, l’accès en open data à ces données est désormais un droit pour le citoyen, et nous attendons donc de la DGFiP qu’elle s’y conforme rapidement en publiant le plan cadastral informatisée dans une licence et dans un format ouverts.

Seul un tiers des données clés disponibles en open data

Pour résumer, force est de constater qu‘en France les jeux de données les plus importants en matière de lutte contre la corruption ou pour le rétablissement de la confiance dans l’action publique sont ceux qui sont le plus difficiles à ouvrir. Notons également que d‘autres jeux de données essentiels posent encore problème. C’est le cas des données sur le registre des adresses, sur les textes de loi et sur les projets de loi, dont les régimes de licence disponibles incluent des clauses les rendant incompatibles avec le régime général des licences open data. Au total, selon l’Open Data Index, seulement un tiers des données clés sont évaluées comme étant totalement ouvertes.
Retrouver les résultats détaillés de l’Open Data Index  et de l’Open Data Barometer

Open Data Index et Open Data Barometer : en savoir plus

L’Open Data Index, mené par Open Knowledge International, est une évaluation annuelle des données ouvertes basée, pour cette édition, sur l’analyse de 15 jeux de données clés dans 94 pays ou territoires. La disponibilité des données est évaluée par des contributeurs bénévoles dans les différents pays et les résultats sont ensuite vérifiés et validés par des experts sélectionnés par Open Knowledge International. Notre groupe local Open Knowledge France participe chaque année à cet effort collectif. Les résultats présentés ci-dessous porte sur la 4ième édition de l’Open Data Index qui concerne la situation en 2016.
 
L’Open Data Barometer, mené par la Web Foundation, est une évaluation annuelle des données ouvertes basée également sur l’analyse de 15 jeux de données clés mais l’évaluation prend également en compte le niveau de préparation du pays à l’ouverture des données (droit d’accès à l’information, existence d’une initiative des données ouvertes au niveau national, etc.) ainsi que l’impact des données ouvertes dans un certain nombre de secteurs dont les services publics, la lutte contre la corruption, l’économie ou l’environnement. L’Open Data Barometer fait appel à des chercheurs rémunérés pour conduire l’évaluation et invite également les Gouvernements à faire leur auto-évaluation. Pour cette édition 115 pays ont été étudiés. L’Open Data Barometer propose également une évaluation de la situation en 2016, pour la 4ième année consécutive.
 
L’Open Data Index et l’Open Data Barometer considèrent l’Open Definition comme définition de référence pour les données ouvertes et utilisent quasiment les mêmes critères pour établir si un jeu de données est ouvert ou non. 
En revanche, les deux évaluations diffèrent sur les jeux de données considérés comme essentiels et leur définition. 
Liste des 15 jeux de données évalués par l’Open Data Barometer :
  • Cartes (cartes politique et topographique)
  • Foncier (cadastre)
  • Statistiques (statistiques démographiques et économiques)
  • Budget (budget prévisionnel)
  • Dépenses (dépenses publiques détaillées)
  • Entreprises (registre des entreprises)
  • Législation (textes de lois)
  • Transport (horaires)
  • Commerce (statistiques commerce international)
  • Santé (performance des services de santé)
  • Éducation (performance du système scolaire)
  • Criminalité (statistiques sur la criminalité)
  • Environnement (émissions de C02, pollution de l’air, déforestation, et qualité de l’eau)
  • Élections (résultats détaillés)
  • Contrats (détail des contrats des marchés publics)
Liste des 15 jeux de données évalués par l’Open Data Index :
  • Budget (budget prévisionnel)
  • Dépenses (dépenses publiques détaillée, au niveau de la transaction)
  • Marchés publics (notification et avis des marchés publics)
  • Résultats des élections (résultats détaillés)
  • Registre des entreprises 
  • Cadastre (propriété foncière)
  • Carte (carte géographique)
  • Prévisions météorologiques (prévisions à 3 jours)
  • Frontières administratives (contours géographique des différents niveau administratifs)
  • Adresses (registre géolocalisé des adresses)
  • Statistiques nationales (statistiques démographiques et économiques)
  • Propositions de lois (textes de lois en discussion au parlement) 
  • Textes de lois (textes de lois votés en application)
  • Qualité de l’air (dont particules fines PM et monoxye de carbone)
  • Qualité de l’eau (nitrates, coliformes fécaux, etc.)
Pour en savoir plus sur la méthodologie d’évaluation de l’Open Data Index https://index.okfn.org/methodology/
 
Pour en savoir plus sur la méthodologie d’évaluation de l’Open Data Barometer https://index.okfn.org/methodology/
 
Nous contacter: contact@okfn.fr

#Diplonum : Mieux protéger les espèces menacées avec wikidata

- March 3, 2017 in Open Data, opendata

Le Quai d’Orsay organisait son premier hackathon #Diplonum les 25 et 26 janvier dernier. Ce fut l’occasion pour une équipe d’Open Knowledge France de collaborer avec le Ministère des Affaires Étrangères et du Dévelopement International sur la protection des espèces menacées, un enjeu pour lequel la collaboration internationale est essentielle. À l’occasion de la journée mondiale de la vie sauvage, nous publions un compte rendu de ces deux journées de hackathon et des suites éventuelles de ce travail encourageant.
Le trafic d’espèces menacées, animales ou végétales, serait le quatrième commerce illégal dans le monde, il permet de financer le terrorisme et contribue à l’extinction des espèces. En réponse, un cadre international de collaboration a été mis en place, la CITES, pour Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Ce cadre définit une liste des espèces menacées par pays, ainsi que les mesures de protection associées à appliquer, comme l’interdiction de la vente. En France, c’est le Ministère des Affaires Étrangères qui coordonne la lutte contre le trafic illégal d’espèces à l’interntional, à travers le Pôle biodiversité forêts océans et en lien avec d’autres institutions telles que les Douanes, le Ministère du Développement Durable mais également le Museum d’Histoire Naturelle et le secrétariat international CITES basé à Genève au sein de l’UNEP, l’Agence des Nations Unis pour l’Environnement. Ces deux journées de hackathon ont donc été l’occasion pour ces différents acteurs, constitués en équipe, de se pencher sur la question de la lutte contre le trafic d’espèces sous l’angle du numérique. Le constat commun est que l’une des principales difficultés de la mise en œuvre de l’accord CITES est de pouvoir identifier précisément quelles sont les espèces menacées et les sanctions liées en fonction du pays. Pour le dire plus simplement, la convention CITES ressemble à une arche de Noé, sauf que nous avons plus d’une centaine d’arches, 35 000 espèces différentes, et des équipages qui ne parlent pas tous le même langage ni n’utilisent les mêmes règles de vie en commun sur leur bateau. Ainsi, l’enjeu est à la fois de pouvoir mieux informer les différents intervenants dans la lutte contre le trafic, et en premier lieu, les agents des douanes et les autres forces de contrôle, mais également de mieux sensibiliser les potentiels acteurs du trafic (vendeurs, acheteurs, touristes, etc.) sur les sanctions encourues, et ce en fonction du pays. Il existe déjà un grand nombre d’informations sur la protection des espèces menacées, notamment le registre Species+ qui répertorie les espèces et leur statut juridique par pays. Cependant, ce registre est à priori peu connu du grand public, et difficilement compréhensible. Au final, le touriste ou l’agent de douane qui fait une requête sur son moteur de recherche préféré pour savoir si l’animal qu’il a en face de lui est protégé aura peu de chance de trouver le résultat directement. Il n’existe par ailleurs pas ou peu d’outils spécifiques pour les agents de contrôle, ni pour les touristes consciencieux. Enfin, la plupart de ces informations sont uniquement disponibles en anglais. Notre équipe a donc d’abord proposé l’idée de développer une application web permettant de facilement identifier une espèce, déterminer son statut, et informer sur les sanctions, le tout en français et anglais pour commencer. Une telle application pourrait être utilisée à la fois pour sensibiliser et éduquer les populations, mais également pour renforcer le pouvoir des forces de contrôle et acteurs du cadre CITES. Mais l’audience d’une telle application a ses limites, et afin de pouvoir pleinement profiter du pouvoir du web, l’enjeu n’est pas tant de développer l’outil le plus élaboré que de faire remonter l’information là où ceux qui devraient en avoir connaissance se trouvent. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de continuer sur cette idée d’application, mais en se basant sur les communs numériques, que sont par exemple wikimédia ou wikidata. Ces communs numériques ont en effet l’avantage d’héberger un grand nombre d’informations, la plupart des espèces y sont déjà listées, avec des photos, et d’être très bien référencés sur les moteurs de recherche. Par exemple, les « boxes » d’information proposées par Google pour certaines requêtes comme le nom d’un animal sont souvent constituées d’information provenant de wikidata et wikimedia. Nous avons donc passé une grande partie de nos deux journées à contribuer à la plateforme wikidata, grâce en particulier au soutien d’un membre de l’équipe wikimedia qui s’est déplacé pour l’occasion et que nous remercions chaleureusement. Le résultat est que les 35 000 espèces répertoriées dans la base CITES sont désormais identifiées en tant que telle sur la base de données communes wikidata, ce qui est une première étape pour ensuite associer d’autres données telles que le statut juridique, les pays, les sanctions encourues, etc. Une fois toutes ces informations mises en ligne, et liées entre elles, il sera beaucoup plus facile de développer une application permettant l’identification d’une espèce, mais également de retrouver l’information via un moteur de recherche. Ce sera l’objet, nous l’espérons, des prochaines étapes de notre collaboration avec le MAEDI.

2è jour du , @pzwsk et @cecileLG présentent à @jeanmarcayrault les bénéfices des numériques et de l’.

Si vous êtes intéressés par cette initiative et que vous pensez pouvoir nous aider (import et gestion de données sur wikidata, web sémantique, développement et design web, IA, community management, etc.), n’hésitez pas à nous contacter : contact@okfn.fr L’équipe du hackathon était constituée de personnes du MAEDI, du Muséum national d’Histoire Naturelle, d’Open Knowledge France, de Wikidata, ainsi que d’une informaticienne indépendante. Nous étions également en contact avec des personnes des Douanes, de l’UNEP-WCMC (Species+) et du secrétariat CITES. Ressources :