You are browsing the archive for Samuel Goeta.

Annonce job : Développeur.se d’application mobile

- November 6, 2017 in biodiversité, Communiqué, job, OKFN France, Open Data, open knowledge France, opendata, Wikidata

Contexte

Le Pôle biodiversité forêts océans du Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et Open Knowledge France annoncent un partenariat afin de valoriser les données ouvertes et biens communs numériques dans la lutte contre le trafic d’espèces menacées. L’objectif du partenariat est de développer une application tout public pour identifier plus facilement les espèces menacées, déterminer leur statut juridique en fonction du pays, et informer sur les sanctions encourues. Le partenariat vise également à promouvoir l’accès, l’usage et la contribution aux données ouvertes sur les espèces menacées, notamment à travers les biens communs numériques tels que wikicommons ou wikidata. Ce partenariat, pour lequel Open Knowledge France a reçu un financement d’amorçage de 10 000 euros, est le résultat d’une collaboration entamée entre le Ministère et l’association lors du hackathon #Diplonum du Quai d’Orsay qui s’est tenu les 25 et 26 janvier dernier. Ce projet s’appuiera également sur des acteurs spécialisés dans la lutte contre le trafic d’espèces menacées tels que le Muséum national d’Histoire Naturelle, le secrétariat CITES qui gère la convention internationale sur les espèces menacées, le Centre de surveillance de la conservation de la nature (UNEP-WCMC) qui édite la base de données Species+, les Douanes ainsi que des spécialistes des projets wikidata et wikicommons.

La lutte contre le trafic d’espèces menacées

Le trafic d’espèces menacées, animales ou végétales, est aujourd’hui le quatrième commerce illégal dans le monde en terme de montant. Il permet de financer le terrorisme et contribue à l’extinction des espèces. En réponse, un cadre international de collaboration a été mis en place, la CITES, pour Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction. Ce cadre définit une liste des espèces menacées par pays, plus de 35 000, ainsi que les mesures de protection associées à appliquer, comme l’interdiction de la vente. En France, c’est le Ministère des Affaires Étrangères qui coordonne la lutte contre le trafic illégal d’espèces à l’international, à travers le Pôle biodiversité forêts océans et en lien avec d’autres institutions telles que les Douanes, le Ministère du Développement Durable mais également le Muséum d’Histoire Naturelle et le secrétariat international CITES basé à Genève au sein de l’UNEP, l’Agence des Nations Unis pour l’Environnement.

Les enjeux de l’accès aux données

L’une des principales difficultés de la mise en œuvre de l’accord CITES est de pouvoir identifier précisément quelles sont les espèces menacées et les sanctions à appliquer en fonction du pays. L’enjeu est à la fois de pouvoir mieux informer les différents intervenants dans la lutte contre le trafic, et en premier lieu, les agents des douanes et les autres forces de contrôle, mais également de mieux sensibiliser les potentiels acteurs du trafic (vendeurs, acheteurs, touristes, etc.) sur les sanctions encourues, et ce en fonction du pays. Il existe déjà un grand nombre d’informations sur la protection des espèces menacées, notamment le registre Species+ qui répertorie les espèces et leur statut juridique par pays. Cependant, ce registre est plutôt destiné aux experts, moins aux agents de douane ou au touristes, et n’a pas pour fonction l’identification d’une espèce. La plupart des informations sont par ailleurs uniquement disponibles en anglais.

Objectifs du partenariat

Ce partenariat propose donc de développer une application web mobile permettant de facilement identifier une espèce, déterminer son statut, et informer sur les sanctions. Une telle application pourra être utilisée à la fois pour sensibiliser et éduquer les touristes, mais également pour renforcer le pouvoir des forces de contrôle et acteurs du cadre CITES. Le second axe de ce partenariat est d’explorer les possibilités offertes par les communs numériques pour mieux gérer, promouvoir et utiliser les contenus en ligne relatifs aux espèces menacées tels que base de données, images, et textes de lois.

Votre mission

En tant que développeur d’application mobile, vous aurez la responsabilité de développer un prototype pour une application mobile (IOS/Android) qui aidera les utilisateurs à identifier les espèces menacées et informer sur leur statut juridique et les peines encourues. En tant que membre de l’équipe projet chez Open Knowledge France, vous serez impliqué dans ĺ’ensemble des phases de développement de l’application, du design au lancement officiel, et vous collaborez étroitement avec nos autres partenaires, notamment le Ministère des Affaires Étrangères et Européennes, le Muséum d’Histoire Naturelle, le secrétariat CITES et l’UNEP-WCMC. Vous pourrez également contribuer et apporter vos idées à d’autres tâches, telles que la gestion des données, l’identification des espèces, et l’organisation d’événements et de campagne de sensibilisation.. Enfin, vous aurez un intérêt direct dans la réussite de ce premier prototype qui doit nous permettre de sécuriser des financements et des partenariats additionnels pour la suite du projet.

Votre profil

  • Expert en Développement Applications Mobiles (iOS et Android)
  • Bonnes compétences en UX/UI
  • Compétences de base en développement Web (HTML 5, CSS 3, Javascript) et back-end
  • Maîtrise Français et Anglais
  • Expérience de développement avec des données et contenus Wikidata et Wikicommons serait un plus.
  • Intérêt pour l’open data et les communs numériques
  • Intérêt pour les questions environnementales

L’application

L’application utilisera les données de la base Species+ en combinaison avec d’autres sources de référence. Le projet souhaite également explorer l’utilisation des données des communs numériques, tels que wikidata ou wikicommons, notamment pour les images et autres informations manquantes dans la base Species+. Les spécifications techniques de l’application feront l’objet de discussion et validation durant la phase d’inception.

Pourquoi rejoindre ce projet ?

  • Pour contribuer à la préservation des espèces
  • Aider des institutions nationales et internationales dans leur lutte contre le trafic d’espèces
  • Promouvoir et sensibiliser à l’open data et aux communs numériques
  • Apprendre et collaborer avec des scientifiques et spécialistes de la biodiversité
  • Rejoindre le réseau Open Knowledge et la communauté d’acteurs des communs numériques et de l’open data.

Détail de la prestation

Début : dès que possible. De préférence dès Décembre 2017. Impératif Janvier 2018.
Montant : 5000 €
Type de contrat/prestation : à discuter en fonction de votre statut (auto-entrepreneur, stage, etc.)
Lieu : home office ou co-working de préférence près de Paris afin de pouvoir participer aux réunions avec les différents partenaires.
Possibles voyages en Europe (Genève, Cambridge, Bruxelles)

Comment postuler

Envoyer un CV, votre profil github si vous en avez un, portfolio et type de contrat/prestation à contrat@okfn.fr

Donner envie d’apprendre et de réussir, valoriser les capacités, aider aux devoirs, trouver un stage de 3è etc : ce qu’a révélé l’expédition de données sur le thème de la relation parents-école pendant les années collège.

- April 27, 2017 in école des données, open knowledge France

Donner envie d’apprendre et de réussir, valoriser les capacités, aider aux devoirs, trouver un stage de 3è etc : tout autant de besoins exprimés faisant écho à l’expérience d’une quinzaine de parents présents à l’expédition de données sur la thématique de la relation parents-école pendant les années collège. Ce samedi 22 avril 2017, au Centre Social Espace Torcy situé dans le quartier de Marx Dormoy du 18è arrondissement de Paris, l’École des Données a rencontré une quinzaine d’habitant.e.s du quartier, venu.e.s participer à l’expédition de données. Cette troisième expédition de données du cycle mené dans le cadre du partenariat avec la Caf de Paris, s’est déroulée toute la journée de 10h à 17h autour d’activités visant à comprendre les besoins et les priorités des parents face à la vie et l’épanouissement de leurs enfants au collège. 15  Le nombre de participant.e.s à l’expédition Les personnes participant à l’expédition ont des enfants scolarisés dans tout le quartier : collège Aimé Césaire, Marx Dormoy, Daniel Mayer ou Saint Vincent, et venaient pour la plupart partager leurs expériences et leurs difficultés face au suivi de la scolarité, des relations avec le collège, la présence requise, l’aide aux devoirs, ou encore la motivation des enfants à étudier. Ces pères et ces mères sont venus avec l’envie de rencontrer d’autres personnes, d’échanger et de dénoncer certaines situations qui leur posent problème. 3  Le nombre d’heures passées à recenser et exprimer les besoins L’expédition de données s’est déroulée sur une journée, de 10h à 17h et a été rythmée par plusieurs activités dont de nombreux débats et discussions. Citons les principaux thèmes abordés :
  • La difficile relation avec l’administration et l’équipe éducative du collège. Par manque d’ouverture des établissements, la prise de rdv en avance obligatoire même pour des problèmes mineurs.
  • Être seul.e et élever son enfant. Être présent.e auprès de ses enfants malgré le travail. Trouver du temps pour les accompagner.
  • Baisse des résultats scolaires. Que faire pour les aider et les encourager ?
  • La valorisation des capacités des enfants.
  • Les difficultés à utiliser “pronote”, le logiciel de suivi de scolarité utilisé dans les collèges
  • Trouver des bons stages de 3è demande souvent d’avoir des relations.
  • Peu d’espace de vie à la maison (les familles vivent dans de petits espaces, souvent communs, peu propices à la concentration lors des devoirs)
  • Comment assurer l’indépendance des associations qui agissent dans le quartier et dans certains collèges pour l’aide aux devoirs par exemple
Quelques verbatims : Comment impliquer davantage les parents dans la compréhension de la scolarité :
Comment faire pour que les familles se sentent concernées par les études de leurs enfants et que le collège soit perçu comme un vecteur de réussite, un tremplin pour l’avenir? De nombreux parents ne parlent pas bien français et ne comprennent pas le fonctionnement du système. Ils sont parfois désarçonnés par la complexité du système administratif et éducatif, et beaucoup d’entre eux ne connaissent pas leurs droits

Le collège n’apprend pas comment aider les parents, ils ont besoin d’être soutenus.” Je n’ai pas été préparé à la transition entre école primaire et collège. En particulier les relation avec le personnel éducatif. Comment former et aider à utiliser les logiciels de suivi de scolarité Beaucoup de parents ne savent pas se servir d’internet, et éprouvent beaucoup de difficultés à utiliser Pronote, le logiciel qui intègre les notes, les absences, et permet de dialoguer avec l’administration éducative. Ils se sentent exclus. Discrimination, inégalités, démotivation Le problème c’est que les enfants sont rabaissés. On ne les met pas en avant dans le 18e. Ils n’ont plus envie. Ils pensent qu’il n’ont pas d’avenir. Mon enfant de 10 ans me dit que parce qu’il est noir, les autres ne veulent pas jouer avec lui. Il faut donner envie de réussir.” “Le problème, c’est quel exemple ont leur donne Les lycées qu’on propose à nos enfants après la 3è sont uniquement des lycées professionnels et jamais de lycées généraux. Les métiers scientifiques ont leur dit que ce n’ait pas fait pour eux. Parce qu’ils habitent porte de la Chapelle… C’est horrible. Harcèlement Mon enfant a vécu une histoire de harcèlement. Le fait que la prof l’ai repéré ca a aidé. Des fois ils faut vraiment l’aide d’une tierce personne. La situation s’est calmée grâce à la bienveillance de la professeure.” 18  Le nombre de besoins exprimés
  1. Montrer les perspectives d’avenir.
  2. Faire intervenir une personne extérieure (pas forcément un professionnel)
  3. Intégrer les parents dans la vie du collège
  4. Restaurer la confiance en soi et surmonter les complexes (côté enfant)
  5. Oser parler et prendre la parole (coté parent)
  6. Sortir les enfants de la maison et trouver de nouvelles activités extérieures
  7. Trouver des lieux et des personnes pour aider au devoir
  8. Pouvoir choisir un collège
  9. Comprendre ce que pense et vie mon enfant
  10. Savoir ou se trouve mon enfant
  11. Lutter contre les discriminations et les préjugés
  12. Trouver du temps pour aller aux réunions
  13. Rester présent en travaillant
  14. Trouver un stage
  15. Apprendre à se servir des outils numériques (pronote)
  16. Corriger les informations sur la scolarité
  17. Garantir la sécurité de mon enfant
  18. Prévenir et arrêter le harcèlement
1   Spectrogramme produit pour classer l’importance des besoins Une fois que chaque besoin a été clairement identifié par les participant.e.s,  chacun.e “note” sur une échelle d’importance allant de 1 à 5 (1 étant le moindre degré d’importance et 5 le plus élevé) chaque besoin suivant son expérience personnelle. La visualisation réalisée est appelée spectrogramme : Une fois chaque « vote » exprimé, voici comment nous pouvons représenter la liste des besoins triée en fonction de leur importance accordée par les participant.e.s :     20   Le nombre d’initiatives financées par la Caf recensées dans le quartier  Repérer l’offre d’accompagnement existante aux relations avec le collège et à la vie au collège dans le 18ème arrondissement était un des objectifs annoncés pour cette expédition de données. Une carte de ces lieux a été préparée et imprimée (source des données : CAF, lieux de médiation et familiale et REAAP) Légende :     Voir la carte > https://github.com/datactivist/CAF/blob/master/livrables/carte_18.png Umaps > Carte enrichie    

Expédition de données autour de la parentalité. Contexte, définition, besoins, expériences et perspectives.

- April 18, 2017 in CAF, école des données, OKFN France

Samedi 1er avril 2017, au centre social du Foyer de Grenelle, l’École des Données a rencontré une quinzaine d’habitant.e.s du 15è arrondissement de Paris venu.e.s participer à l’expédition de données autour de la thématique de la parentalité.
Cette seconde expédition de données du cycle mené dans le cadre du partenariat avec la Caf de Paris, s’est déroulée toute la journée de 10h à 17h autour d’activités comme : une introduction à la donnée menée à travers un atelier de fact-checking, une définition collective de la thématique, un débat autour de l’expression de besoins des parents en matière d’accompagnement à la parentalité et enfin une identification des améliorations potentielles au vu de l’offre existante et des besoins exprimés.

10  Le nombre de participantes à l’expédition

Les participant.e.s à l’expédition ont été recrutées par la Caf de Paris suite à deux actions. La première s’est appuyée sur un réseau de partenaires associatifs implémentés sur le territoire et à qui une présentation du projet a été faite un mois en amont de l’expédition. Ces partenaires ont ensuite relayé l’information, puis une action de e-mailing direct a été menée par la Caf de Paris, pour inviter directement les familles. Ce biais a été plus largement couronné de succès et c’est ainsi qu’une dizaine de personnes, étonnamment toutes des femmes, se sont retrouvées ce samedi pour participer à l’expédition de données sur le thème de la parentalité. Ces habitantes du 15è arrondissement, sont également parent d’un ou plusieurs enfants, qui les ont accompagnées pour certains, lors d’un accueil qui était prévu à cet effet.

7  Le nombre d’activités mises en place pendant la journée

L’expédition de données s’est déroulée sur une journée, de 10h à 17h et a été rythmée par plusieurs activités :
  • Une activité brise-glace d’initiation à la donnée qui a pour objectif de différencier donnée et information. Pendant cette activité, les participant.e.s ont 5 min pour citer/collecter 20 données, ceci permet de poser les bases et de se rendre compte que nous vivons entourés de données.
  • Introduction et définition commune de la parentalité : quelles sont les définitions existantes, qui les écrit et quelle est la définition du groupe. Quelles notions la parentalité évoque-t-elle ? ( Photo de la liste )
  • Fact-checking : Une infographie basée sur l’observatoire des familles parisiennes est présentée aux participantes qui la commentent en demandant des précisions ou davantage de données. Un travail plus poussé est réalisé parallèlement pour détailler certains aspects spécifiques du 15è arrondissement. Voir l’infographie de production du fact-checking.
  • Spécification des besoins : les participantes discutent et listent les besoins d’accompagnement à la parentalité en décrivant leur expérience, puis chaque besoin est noté sur le tableau et une liste est constituée.
  • Débat autour de l’importance des besoins exprimés : chaque participante “note” sur une échelle d’importance allant de 1 à 5 (1 étant le moindre degré d’importance et 5 le plus élevé) chaque besoin d’accompagnement à la parentalité suivant son expérience personnelle. La visualisation réalisée est appelée spectrogramme (Photo de l’activité + image du spectrogramme reconstitué )
  • Cartographie de l’existant : identification et localisation des espaces passés et présents pour l’accompagnement de la parentalité dans l’arrondissement
  • Discussion finale : définir ensemble des solutions d’amélioration de l’offre d’accompagnement à la parentalité

4  Le nombre de sources de données qui ont été exploitées

  • Réseau des REAAP : le Réseau d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents, dispositif financé par la Caf pour impulser dans chaque département la mise en place de dynamiques locales d’accompagnement et de soutien des parents dans leur vie familiale.
  • Réseau des LEAP : les Lieux d’écoute et d’Accompagnement des Parents
  • Données de l’INSEE pour le 15e arrondissement
  • Données de l’observatoire des familles de l’APUR
Un atelier de fact-checking a été conduit avec pour objectif de comprendre les spécificités des familles du 15e. Une infographie est présentée pour présenter la structuration des familles parisiennes : nombre d’enfants, part des foyers monoparentaux, âge des parents à la naissance, revenus des familles, activités périscolaires… (source : observatoire des familles parisiennes, APUR) Les habitant.e.s évoquent leur ressenti sur les spécificités des familles du 15e. Les experts des données vérifient ou nuancent certaines affirmations à partir des données INSEE et CAF et proposent d’autres visualisations (graphiques, cartes, …) de données.

14  Le nombre de besoins d’accompagnement à la parentalité évoqués

Afin de comprendre les besoins des habitant.e.s en matière d’accompagnement à la parentalité, il leur a été demandé de lister leurs besoins d’accompagnement en fonction de leur expérience personnelle, chaque besoin est noté sur le tableau et une liste est constituée. 1 – Trouver de l’info fiable, à jour, à un seul endroit 2 – Concilier vie pro et vie perso 3 – Échanger entre parents dans des lieux dédiés 4A – Faire des activités où l’enfant est intégré 4B – Faire des activités où l’enfant rejoint d’autres enfants 5 – Être guidé.e dans les loisirs des enfants 6 – Trouver de l’espace hors de la maison quand j’en ai besoin 7 – Avoir des espaces pensés pour les parents,  avec les enfants 8 – Se ressourcer en tant qu’individu ou couple 9 – Rester en lien avec la société 10 – Être aidé.e dans l’organisation quotidienne 11 – Reprendre contact avec ses enfants, communiquer 12 – Bénéficier d’un lieu d’écoute,ou d’un soutien psychologique 13 – Accompagner son enfant dans la scolarité

1  Spectrogramme produit pour classer l’importance des besoins

5  Le nombre de lieux ajoutés à la carte de l’offre existante

Repérer l’offre d’accompagnement à la parentalité existante sur le 15ème arrondissement était un des objectifs annoncés pour cette expédition de données. Pour initier le dialogue avec les habitant.e.s, une carte des lieux d’accompagnement à la parentalité a été préparée et imprimée (source des données : CAF, lieux de médiation et familiale et REAAP) Les habitant.e.s qualifient ces lieux et ajoutent de nouveaux lieux par le remplissage de fiches prévues à cet effet qui viendront alimenter en direct la carte. Voir la carte
Umaps > Carte enrichie

Conclusion

100% : taux de satisfaction des participantes Les multiples discussions et débats qui ont eu lieu lors des activités de la journée ont participé à la rendre dynamique et appréciée des participantes. L’expédition de données a permis non-seulement d’échanger à propos des difficultés rencontrées dans le quotidien, et par là de rompre avec une situation d’isolement souvent vécue par certaines personnes. Les participantes se sont déclarées satisfaites d’avoir pu partager leurs expériences et d’avoir été écoutées. Cet atelier met ainsi en lumière la dynamique de réseau qui a besoin d’être créée, renforcée et nourrie. Lors des activités, il a souvent été évoqué le manque d’espaces pensés pour accueillir les enfants et les parents, ainsi que des espaces dits « Kid friendly », où les enfants sont les bienvenus, des espaces pensés en lieux partagés. Ces lieux extérieurs au logement deviennent dès lors une nécessité puisque les logements des familles parisiennes ont souvent une surface réduite et peu d’accès extérieur. Survient alors la réflexion d’avoir à disposition des lieux intergénérationnels où seraient mis à disposition des espaces ouverts ou fermés pour y entreprendre des activités artistiques ou tout simplement pour y célébrer des anniversaires. Ceci reflète également le manque d’espaces de ce type dans l’arrondissement, qu’ils soient mis en place par la sphère privée (exemple des cafés poussettes) ou par la sphère associative ou publique (exemple de la maison verte ou du cafézoïde), mais également à un niveau moins large, dans les lieux d’habitation même (cours d’immeuble non autorisées aux enfants, peu d’espaces de jeux ou de retrouvailles, peu d’espaces communs aux familles). Autre sujet d’importance discuté pendant la journée, la possibilité de trouver de l’information fiable et à jour des espaces et dispositifs existants. Cette problématique remet d’actualité l’existence d’une plateforme locale en ligne, et où les personnes pourraient suggérer l’ouverture ou la fermeture d’un espace afin que la mise à jour soit effective et ne passe pas par une gestion centrale contraignante mais par les personnes qui en ont une connaissance quotidienne. Mais aussi de régulièrement mettre à jour et informer un réseau avec des informations imprimées ou à imprimer et qui serait communiquées régulièrement au travers des publications existantes (newsletter papier de la Caf…), ou d’affichages dans des lieux identifiés (partenaires, etc.). Là encore, s’appuyer sur la vie associative locale pour développer ces initiatives apparaît comme primordial.

1 et 22 avril : rejoignez nous pour deux expéditions de données avec la CAF de Paris !

- March 28, 2017 in école des données

Dans le cadre d’ateliers de concertation organisé par la CAF de Paris avec les habitants, l’École des Données a proposé de conduire à Paris une série d’expéditions de données dans trois quartiers d’arrondissements (quartier de Chevaleret dans le 13è, quartier des Frères Voisin dans le 15è et quartier La Chapelle dans le 18è) pour répondre à la demande de la CAF de Paris d’un diagnostic partagé émergeant en grande partie des constats des habitants. C’est une première pour la Caf de Paris, une expérimentation à part entière. Ces ateliers sont des expéditions de données. Les participant.e.s partent d’un travail d’exploration : à partir d’une problématique initiale, un groupe de participants accompagné d’un guide, enquête sur le sujet en exploitant des données. L’objectif de l’expédition de données est de “passer de l’idée à l’action”, de poser une brique pour améliorer un édifice, essayer d’améliorer la situation présente. Vous avez une expérience dans l’utilisation de données ? Vous voulez renforcer vos compétences en les appliquant à de nouvelles données et de nouvelles méthodes ? Rejoignez nous les samedi 1 avril et samedi 22 avril pour deux expéditions de données ! Le samedi 1 avril, l’expédition de données aura lieu de 10h à 17h au foyer de Grenelle dans le 15e arrondissement. Le sujet de l’expédition sera l’accompagnement à la parentalité : nous étudierons les données pour comprendre les besoins d’accompagnement des parents et nous essaierons de comprendre si l’offre locale correspond à leurs besoins. Le samedi 22 avril, l’expédition de données aura lieu de 10h à 17h à l’Ecole Normale Sociale dans le 18e arrondissement. Le sujet de l’expédition sera la relation parents-école : nous étudierons les données pour comprendre les besoins des parents en matière de suivi de la scolarité de leurs enfants et lieux dans lesquels les parents peuvent être accompagnés. Parlons données, nous aurons à disposition les données déjà disponibles sur Cafdata, le portail open data de la Caf, mais aussi des données spécialement mises à disposition pour l’occasion, il s’agit des données concernant les dispositifs d’accompagnement à la parentalité financés par la Caf de Paris.
Concrètement, lors de ces deux expéditions de données, vous pourrez participer à trois ateliers : Atelier de live fact-checking Les habitant.e.s évoquent leur ressenti sur les spécificités des familles du 15e et de l’enseignement dans le 18e. Les expert.e.s des données, supervisés par Joël Gombin, vérifient ou nuancent en direct certaines affirmations à partir des données INSEE et CAF et proposent des visualisations (graphiques, cartes, …) de données si possible et nécessaire. Atelier de spécification de besoins Les expert.e.s des données analysent avec des outils de text mining un corpus de conversations sur le sujet de la parentalité constitué préalablement et issu de forums publics (Atoute, Magicmaman, Doctissimo…) Cartographie de l’offre des services Les expert.e.s travaillent sur les données CAF sur l’accompagnement à la parentalité, comparent le 15e aux autres arrondissements parisiens et identifient d’éventuelles zones de tension en particulier dans le 15e. A l’issue de la journée, le produit de la réflexion commune sera restitué aux habitant.e.s ainsi qu’à la Caf de Paris qui se déterminera les deux prochains mois sur les contributions des habitant.e.s afin de proposer une solution concrète de financement. La participation est gratuite et une restauration sur place préparée par une association de quartier est offerte à l’ensemble des participant.e.s. Vous souhaitez nous rejoindre ? Vous souhaitez participer à cette journée de rencontre et de découverte d’un quartier et de ses habitant.e.s au travers de données et de partages d’expériences ? Inscrivez-vous par mail (contact@okfn.fr) ou en remplissant ce formulaire.

Thématiques des expéditions de données en collaboration avec la Caf de Paris

- January 25, 2017 in école des données, Evenement, OKFN France, open knowledge France

Suite à l’annonce de L’École des Données de conduire à Paris une série d’expéditions de données dans trois quartiers d’arrondissements (quartier de Chevaleret dans le 13è, quartier des Frères Voisin dans le 15è et quartier La Chapelle dans le 18è) pour répondre à la demande de la CAF de Paris d’un diagnostic partagé émergeant en grande partie des constats des habitants, veuillez trouver les problématiques proposées détaillées sur ce post. Cette expérimentation fait partie d’un dispositif nommé Conventions Territoriales Globales (CTG) qui a pour objectif de coordonner l’action de ces différents acteurs afin de s’accorder sur un projet territorial et social adapté aux besoins des habitants et des familles.
  • Dates : 4 mars, 1er avril et 8 avril 2017
  • Lieux : Caf du 13è, Caf du 15è, Caf du 18è
  • Horaires : 10h-17h
!! Possibilité de garde d’enfant sur place – Vous pouvez venir en famille !!
  • Thèmes : Accès aux droits et inclusion numérique, Parentalité, Relations parents-école. Voir ci-dessous.
  • Objectif : Former les participants à chercher, analyser et manipuler des données pour répondre à une ou plusieurs questions liés à un enjeu de diagnostic social.
  • A retenir : Événement limité à 20 personnes maximum. Les participants doivent amener leur ordinateur portable et s’engager à rester toute la durée de l’expédition.
Pour s’inscrire, le formulaire c’est par ici !

Expédition de données #1

Samedi 4 mars :  13è arrondissement – Chevaleret
Thématique de l’expédition : L’accès aux droits et l’inclusion numérique en tant que composante de l’accès aux aux droits Problématique: L’inclusion numérique est déterminante dans l’accès aux droits et les taux de non-recours aux aides sociales. Différentes étapes sont donc nécessaires pour permettre l’inclusion numérique de l’ensemble des habitants. La première serait de recenser et de donner de la visibilité à l’offre existante : Quelle est l’offre existante sur le territoire notamment en matière d’espaces numériques et d’accompagnement au numérique et par conséquent à l’accès aux droits ? L’expédition des données permettra de :
  • Repérer l’offre existante sur un territoire – les lieux, les espaces proposant une offre numérique (points numériques) intégrant notamment un accompagnement aux démarches numériques (type d’accompagnement) et réaliser une cartographie.
  • Caractériser chaque offre en enrichissant les données existantes : les horaires, le type d’accompagnement au numérique proposé  (ateliers collectifs / accueil individuel / apprendre à faire).

Expédition de données #2

Samedi 1er avril : 15è arrondissement – Quartier des Frères Voisin.
Thématique de l’expédition : La parentalité : l’offre existante en matière d’accompagnement à la parentalité Problématique : Quelle est l’offre existante sur le territoire du 15ème en comparaison avec celle présente sur l’ensemble du territoire parisien et des besoins de la population qui y réside ? L’expédition des données permettra de :
  • Repérer l’offre existante sur le 15ème : les différentes structures et équipements et réalisation d’une cartographie, base de données qualifiée.
  • Repérer les besoins des parents.
  • Identifier des développements potentiels au regard des besoins repérés.

Expédition de données #3

Samedi 8 avril :  18è arrondissement – Quartier La Chapelle Thématique de l’expédition: Le lien famille/école Problématique / question de départ : Les CLas (Contrats Locaux d’Accompagnement à la Scolarité ) financés par la Caf constituent l’un des dispositifs favorisant le rapprochement entre l’école et la famille. Ces actions visent à soutenir les parents dans leur rôle éducatif,  dans le suivi scolaire de leurs enfants. Ce dispositif offre aux familles un accompagnement et des conseils dans le cadre du suivi de la scolarité de leur enfant et les soutient dans leur dialogue avec l’école. Quelle est l’offre existante en matière d’action d’accompagnement à la scolarité sur le 18ème arrondissement ? L’expédition des données permettra de :
  • Etudier l’offre existante sur ce quartier en matière d’accompagnement à la scolarité et la cartographier
  • Réaliser une opération de crowdsourcing pour enrichir les données qui caractérisent ces actions d’accompagnement.
Logo École des Données Un projet de l’École des données Cette expédition s’inscrit dans le cadre de l’École des Données, un projet de l’Open Knowledge Foundation qui vous apprend à rendre les données utiles pour vous et pour les autres. Car savoir c’est pouvoir ! Le site de l’École des données vous permet d’accéder à des cours en ligne pour s’autoformer. Il est inspiré du site School of Data de l’Open Knowledge Foundation.

Thématiques des expéditions de données en collaboration avec la Caf de Paris

- January 25, 2017 in école des données, Evenement, OKFN France, open knowledge France

Suite à l’annonce de L’École des Données de conduire à Paris une série d’expéditions de données dans trois quartiers d’arrondissements (quartier de Chevaleret dans le 13è, quartier des Frères Voisin dans le 15è et quartier La Chapelle dans le 18è) pour répondre à la demande de la CAF de Paris d’un diagnostic partagé émergeant en grande partie des constats des habitants, veuillez trouver les problématiques proposées détaillées sur ce post. Cette expérimentation fait partie d’un dispositif nommé Conventions Territoriales Globales (CTG) qui a pour objectif de coordonner l’action de ces différents acteurs afin de s’accorder sur un projet territorial et social adapté aux besoins des habitants et des familles.
  • Dates : 4 mars, 1er avril et 8 avril 2017
  • Lieux : Caf du 13è, Caf du 15è, Caf du 18è
  • Horaires : 10h-17h
!! Possibilité de garde d’enfant sur place – Vous pouvez venir en famille !!
  • Thèmes : Accès aux droits et inclusion numérique, Parentalité, Relations parents-école. Voir ci-dessous.
  • Objectif : Former les participants à chercher, analyser et manipuler des données pour répondre à une ou plusieurs questions liés à un enjeu de diagnostic social.
  • A retenir : Événement limité à 20 personnes maximum. Les participants doivent amener leur ordinateur portable et s’engager à rester toute la durée de l’expédition.
Pour s’inscrire, le formulaire c’est par ici !

Expédition de données #1

Samedi 4 mars :  13è arrondissement – Chevaleret
Thématique de l’expédition : L’accès aux droits et l’inclusion numérique en tant que composante de l’accès aux aux droits Problématique: L’inclusion numérique est déterminante dans l’accès aux droits et les taux de non-recours aux aides sociales. Différentes étapes sont donc nécessaires pour permettre l’inclusion numérique de l’ensemble des habitants. La première serait de recenser et de donner de la visibilité à l’offre existante : Quelle est l’offre existante sur le territoire notamment en matière d’espaces numériques et d’accompagnement au numérique et par conséquent à l’accès aux droits ? L’expédition des données permettra de :
  • Repérer l’offre existante sur un territoire – les lieux, les espaces proposant une offre numérique (points numériques) intégrant notamment un accompagnement aux démarches numériques (type d’accompagnement) et réaliser une cartographie.
  • Caractériser chaque offre en enrichissant les données existantes : les horaires, le type d’accompagnement au numérique proposé  (ateliers collectifs / accueil individuel / apprendre à faire).

Expédition de données #2

Samedi 1er avril : 15è arrondissement – Quartier des Frères Voisin.
Thématique de l’expédition : La parentalité : l’offre existante en matière d’accompagnement à la parentalité Problématique : Quelle est l’offre existante sur le territoire du 15ème en comparaison avec celle présente sur l’ensemble du territoire parisien et des besoins de la population qui y réside ? L’expédition des données permettra de :
  • Repérer l’offre existante sur le 15ème : les différentes structures et équipements et réalisation d’une cartographie, base de données qualifiée.
  • Repérer les besoins des parents.
  • Identifier des développements potentiels au regard des besoins repérés.

Expédition de données #3

Samedi 8 avril :  18è arrondissement – Quartier La Chapelle Thématique de l’expédition: Le lien famille/école Problématique / question de départ : Les CLas (Contrats Locaux d’Accompagnement à la Scolarité ) financés par la Caf constituent l’un des dispositifs favorisant le rapprochement entre l’école et la famille. Ces actions visent à soutenir les parents dans leur rôle éducatif,  dans le suivi scolaire de leurs enfants. Ce dispositif offre aux familles un accompagnement et des conseils dans le cadre du suivi de la scolarité de leur enfant et les soutient dans leur dialogue avec l’école. Quelle est l’offre existante en matière d’action d’accompagnement à la scolarité sur le 18ème arrondissement ? L’expédition des données permettra de :
  • Etudier l’offre existante sur ce quartier en matière d’accompagnement à la scolarité et la cartographier
  • Réaliser une opération de crowdsourcing pour enrichir les données qui caractérisent ces actions d’accompagnement.
Logo École des Données Un projet de l’École des données Cette expédition s’inscrit dans le cadre de l’École des Données, un projet de l’Open Knowledge Foundation qui vous apprend à rendre les données utiles pour vous et pour les autres. Car savoir c’est pouvoir ! Le site de l’École des données vous permet d’accéder à des cours en ligne pour s’autoformer. Il est inspiré du site School of Data de l’Open Knowledge Foundation.

Les expéditions de données comme outil de concertation : lancement d’une expérimentation avec la CAF de Paris

- January 22, 2017 in école des données, Evenement, OKFN France, open knowledge France

Après avoir fait le constat d’une relative méconnaissance des politiques sociales familiales mises en oeuvre pour aider les familles à élever leurs enfants et à faire face aux charges financières de leur éducation, la Caf a souhaité comprendre et apprendre de l’expérience des personnes qui, sur le terrain, travaillent au quotidien dans les quartiers (missions locales, conseils de quartiers, associations etc.) mais aussi, et surtout, que l’analyse des besoins soit construite directement avec les habitants et les familles concernées. logo_caf L’École des Données a proposé de conduire à Paris une série d’expéditions de données dans trois quartiers d’arrondissements (quartier de Chevaleret dans le 13è, quartier des Frères Voisin dans le 15è et quartier La Chapelle dans le 18è) pour répondre à la demande de la CAF de Paris d’un diagnostic partagé émergeant en grande partie des constats des habitants. Cette expérimentation fait partie d’un dispositif nommé Conventions Territoriales Globales (CTG) qui a pour objectif de coordonner l’action de ces différents acteurs afin de s’accorder sur un projet territorial et social adapté aux besoins des habitants et des familles. Qu’est ce qu’une expédition de données ? Les expéditions de données sont un des formats d’événement mis en œuvre dans le cadre du projet École des données. Comme leur nom l’indique, il s’agit d’un travail d’exploration : à partir d’une problématique initiale, un groupe de participants accompagné d’un guide, enquête sur le sujet en exploitant des données. Un guide anime l’expédition de données en suivant ces quatre grandes étapes :
  • Tour de table : présentation des participants, de leurs centres d’intérêts et de leurs compétences.
  • Définition des problématiques : chaque participant propose sur des posts-it des angles (questions ou problématiques précises) liés aux thématiques pré-sélectionnées, le Sherpa aide à les regrouper et les problématiques finales  de l’expédition sont ensuite définies et validées collectivement.
  • Travail sur les données : les participants sont répartis en groupes. Chaque groupe tente de répondre à une problématique proposée à partir de données. Accompagnés par les médiateurs de l’École des Données, les groupes identifient les données utiles, les analysent, si besoin à l’aide d’outils informatiques, techniques statistiques ou visualisations, et produisent une restitution écrite.
  • Restitution : après plusieurs heures de travail, les groupes restituent et discutent des résultats de l’expédition. L’expédition de données se termine par une évaluation du dispositif par les participants.
L’expédition dure une journée (9h – 18h) et a lieu dans un espace ouvert au public et adapté aux travaux numériques. Logo École des Données Qu’attendre de ces expéditions de données ? Le format des expéditions de données permettra d’établir un diagnostic commun avec les habitants en orientant le débat autour d’éléments objectifs et fiables qui pourront remettre en cause certains préjugés ou, au contraire, renforcer les enseignements issus du ressenti des habitants. Par ailleurs, les expéditions de données permettront de faire le point sur les données disponibles, leur qualité, et à l’issue de l’expédition, de savoir quelles améliorations leur apporter si nécessaire. Enfin, cette série d’expédition de données servira d’expérimentation pour mieux comprendre l’intérêt de l’utilisation de données ouvertes dans des situations de concertation et d’interroger les publics qui se mobilisent dans de tels dispositifs de médiation. Notez les dates ! Les expéditions de données en détails par thématique :
  • Dates : le 4 mars, le 1er avril et le 8 avril 2017
  • Lieux : Caf du 13è, Caf du 15è, Caf du 18è
  • Horaires : 10h-17h
Possibilité de garde d’enfant sur place – Vous pouvez venir en famille.
  • Thèmes : Accès aux droits et inclusion numérique, Parentalité, Relations parents / école
  • Objectif : Former les participants à chercher, analyser et manipuler des données pour répondre à une ou plusieurs questions liés à un enjeu de diagnostic social.
  • A retenir : Événement limité à 20 personnes maximum. Les participants doivent amener leur ordinateur portable et s’engager à rester toute la durée de l’expédition.
Pour s’inscrire c’est par ici > Formulaire Un projet de l’École des données Cette expédition s’inscrit dans le cadre de l’École des Données, un projet de l’Open Knowledge Foundation qui vous apprend à rendre les données utiles pour vous et pour les autres. Car savoir c’est pouvoir ! Le site de l’École des données vous permet d’accéder à des cours en ligne pour s’autoformer. Il est inspiré du site School of Data de l’Open Knowledge Foundation.

Les expéditions de données comme outil de concertation : lancement d’une expérimentation avec la CAF de Paris

- January 22, 2017 in école des données, Evenement, OKFN France, open knowledge France

Après avoir fait le constat d’une relative méconnaissance des politiques sociales familiales mises en oeuvre pour aider les familles à élever leurs enfants et à faire face aux charges financières de leur éducation, la Caf a souhaité comprendre et apprendre de l’expérience des personnes qui, sur le terrain, travaillent au quotidien dans les quartiers (missions locales, conseils de quartiers, associations etc.) mais aussi, et surtout, que l’analyse des besoins soit construite directement avec les habitants et les familles concernées. logo_caf L’École des Données a proposé de conduire à Paris une série d’expéditions de données dans trois quartiers d’arrondissements (quartier de Chevaleret dans le 13è, quartier des Frères Voisin dans le 15è et quartier La Chapelle dans le 18è) pour répondre à la demande de la CAF de Paris d’un diagnostic partagé émergeant en grande partie des constats des habitants. Les thématiques retenues sont l’accès aux droits et inclusion numérique, la parentalité et la relations parents-école. Cette expérimentation fait partie d’un dispositif nommé Conventions Territoriales Globales (CTG) qui a pour objectif de coordonner l’action de ces différents acteurs afin de s’accorder sur un projet territorial et social adapté aux besoins des habitants et des familles. Qu’est ce qu’une expédition de données ? Les expéditions de données sont un des formats d’événement mis en œuvre dans le cadre du projet École des données. Comme leur nom l’indique, il s’agit d’un travail d’exploration : à partir d’une problématique initiale, un groupe de participants accompagné d’un guide, enquête sur le sujet en exploitant des données. Un guide anime l’expédition de données en suivant ces quatre grandes étapes :
  • Tour de table : présentation des participants, de leurs centres d’intérêts et de leurs compétences.
  • Définition des problématiques : chaque participant propose sur des posts-it des angles (questions ou problématiques précises) liés aux thématiques pré-sélectionnées, le Sherpa aide à les regrouper et les problématiques finales  de l’expédition sont ensuite définies et validées collectivement.
  • Travail sur les données : les participants sont répartis en groupes. Chaque groupe tente de répondre à une problématique proposée à partir de données. Accompagnés par les médiateurs de l’École des Données, les groupes identifient les données utiles, les analysent, si besoin à l’aide d’outils informatiques, techniques statistiques ou visualisations, et produisent une restitution écrite.
  • Restitution : après plusieurs heures de travail, les groupes restituent et discutent des résultats de l’expédition. L’expédition de données se termine par une évaluation du dispositif par les participants.
L’expédition dure une journée (9h – 18h) et a lieu dans un espace ouvert au public et adapté aux travaux numériques. Logo École des Données Qu’attendre de ces expéditions de données ? Le format des expéditions de données permettra d’établir un diagnostic commun avec les habitants en orientant le débat autour d’éléments objectifs et fiables qui pourront remettre en cause certains préjugés ou, au contraire, renforcer les enseignements issus du ressenti des habitants. Par ailleurs, les expéditions de données permettront de faire le point sur les données disponibles, leur qualité, et à l’issue de l’expédition, de savoir quelles améliorations leur apporter si nécessaire. Enfin, cette série d’expédition de données servira d’expérimentation pour mieux comprendre l’intérêt de l’utilisation de données ouvertes dans des situations de concertation et d’interroger les publics qui se mobilisent dans de tels dispositifs de médiation. Notez les dates ! Les expéditions de données en détails par thématique :
  • Dates : le 4 mars, le 1er avril et le 8 avril 2017
  • Lieux : Caf du 13è, Caf du 15è, Caf du 18è
  • Horaires : 10h-17h
Possibilité de garde d’enfant sur place – Vous pouvez venir en famille.
  • Thèmes : Accès aux droits et inclusion numérique, Parentalité, Relations parents / école
Le détail des thématiques est expliqué ici sur cet autre post.
  • Objectif : Former les participants à chercher, analyser et manipuler des données pour répondre à une ou plusieurs questions liés à un enjeu de diagnostic social.
  • A retenir : Événement limité à 20 personnes maximum. Les participants doivent amener leur ordinateur portable et s’engager à rester toute la durée de l’expédition.
Pour s’inscrire c’est par ici > Formulaire Un projet de l’École des données Cette expédition s’inscrit dans le cadre de l’École des Données, un projet de l’Open Knowledge Foundation qui vous apprend à rendre les données utiles pour vous et pour les autres. Car savoir c’est pouvoir ! Le site de l’École des données vous permet d’accéder à des cours en ligne pour s’autoformer. Il est inspiré du site School of Data de l’Open Knowledge Foundation.

Open Data Day à Aix en Provence le 5 mars : rejoignez nous !

- February 26, 2016 in Evenement

Le 5 mars, c’est la journée internationale de l’Open Data Day avec des événements organisés dans plus d’une centaine de villes dans le monde. Comme chaque année, Open Knowledge invite toute personne intéressée par l’open data des hackers les plus chevronnés aux curieux novices à se réunir pour ouvrir de nouvelles données, réutiliser celles déjà ouvertes et à rassembler les compétences pour monter de nouveaux projets.
En France, l’Open Data Day nous a déjà emmené à Telecom ParisTech en 2013, à Simplon en 2014 et à La Paillasse en 2015. Cette année, nous quittons la région parisienne pour nous rendre à Aix en Provence à Yelloworking qui accueille Open Knowledge France pour une demi-journée d’ateliers participatifs. Il n’est pas trop tard pour inscrire un évènement au programme de l’Open Data Day.  
yelloworking

L’évènement se tiendra dans la nouvelle maison de Yelloworking, en plein centre ville d’Aix en Provence

 
A Aix en Provence, le format choisi est celui du barcamp : chaque participant peut proposer un atelier, présente son idée et invite les participants à se joindre pour réaliser l’idée proposée. Le programme sera donc plein de surprises mais nous avons déjà prévu quelques ateliers :
  • Yelloworking proposera de visualiser ses données financières. Chaque mois, l’espace publie des bilans d’activité dans lesquels l’entreprise rend compte de ses recettes et de ses dépenses. Elle publiera pour l’occasion ces données dans un fichier librement réutilisable publié sur nosdonnees.fr.
  • Yelloworking encore propose une expérimentation pour les amateurs d’open hardware et d’arduino : venez hacker la machine à café ! Ouvrons ses entrailles pour lui connecter un Arduino qui permettra de publier en temps réel et en open data un fichier qui enregistrera chaque café pris dans l’espace de coworking. A terme, ces données seront publiés en temps réel sur le site de Yelloworking car c’est un excellent indicateur d’activité.
  • Le collectif citoyen PourAix.fr invite les habitants d’Aix à cartographier les délibérations du conseil municipal. Une initiative a déjà été lancée, elle permet à quiconque de retracer les lieux concernés par les décisions des élus municipaux. Cet atelier, ouvert à tous et sans compétence préalable, permettra de cartographier un maximum de délibérations dans l’ensemble de la ville d’Aix.
N’hésitez pas à nous contacter pour suggérer d’autres ateliers, il sera aussi possible d’en proposer le jour même.
L’entrée sera libre et gratuite sur inscription.
Programme
13h – Accueil: déjeuner offert, buffet italien
14h – Mise en place des ateliers et présentation des groupes
14h30 – Début des ateliers
18h – Restitution
18h30 – Apéritif de cloture
Lieu : Yelloworking, passage Veronese, 7 bis avenue Saint Jérôme, 13100 Aix en Provence

Promouvoir les communs – pour une société de la connaissance partagée et inclusive

- January 8, 2016 in Communiqué, Legislation

Open Knowledge France soutient les amendements suivants au Projet de loi pour une République numérique, n° 3318, en commun avec les associations et personnalités listés ci-après. Déclaration commune des organisations : Les biens communs – ou communs – nourrissent depuis toujours les pratiques d’échange et de partage qui structurent la production scientifique et la création culturelle. Mais ils s’inscrivent aussi dans une perspective plus large de défense d’un mode de propriété partagée et de gestion collective des ressources, sur le modèle des“communaux”, ces ressources naturelles gérées par tous les individus d’une communauté. L’irruption massive du numérique dans la plupart des champs de l’activité humaine a permis de faciliter l’émergence de larges communautés distribuées, capables de se mobiliser pour créer et partager les savoirs. Ces communs de la connaissance sont autant de gisements d’initiatives, de créativité et de mobilisation des individus dans un but collectif. Il n’existe aucun statut juridique – et donc aucune protection associée – pour le domaine commun dans le code de la propriété intellectuelle. En France, aucune « liberté de panorama » ne vient faire rempart à la privatisation de l’espace public, et l’absence d’une exception pour la fouille de textes et de données fait peser la menace de la création d’un nouveau droit d’accès aux informations, dont les chercheurs devraient s’acquitter auprès des éditeurs afin de pouvoir traiter de manière automatisée les données dont ils sont pourtant souvent les auteurs. A l’occasion de la future loi sur le numérique, la libre diffusion des savoirs et de la culture pourrait à la fois être protégée et promue par un nouveau cadre juridique, adapté aux potentialités nouvelles offertes à notre société par l’arrivée d’Internet, afin d’en faire une société plus solidaire, plus équitable et plus émancipatrice. A ce titre, l’avant-projet de loi présenté par le Gouvernement contient d’ores et déjà plusieurs avancées notables, il faut s’en féliciter. L’ouverture des données publiques y est largement soutenue, et l’accès ouvert aux publications scientifiques financées par l’argent public semble enfin à portée de vue, par la reconnaissance d’un droit d’exploitation secondaire pour les chercheurs. D’autres éléments du texte favorisent une diffusion plus large des informations et de la connaissance. L’inscription du droit à la portabilité des données, qui permet à l’utilisateur de ne pas se retrouver enfermé dans un écosystème captif et de faire lui-même usage de ses données, ou encore le maintien de la connexion Internet pour les personnes en incapacité de paiement en sont des exemples. Ils constituent autant de nouveaux chemins pour une politique d’inclusion qui vise à développer l’accès partagé aux connaissances et le pouvoir d’agir de tous. Toutefois, l’opportunité de légiférer sur les grands principes qui fonderont notre « République numérique » nous appelle à être plus audacieux, afin de ménager une place plus grande pour les communs de la connaissance, qui doivent être protégés des tentatives d’exclusivités abusives. Plus généralement , c’est leur développement global qui doit être favorisé, afin d’en faire la matrice d’un changement général, redéfinissant les modes de production, de distribution des richesses et de rapport à la valeur. Cinq mesures en particulier, largement soutenues au cours de la consultation citoyenne menée par le Gouvernement sur l’avant-projet de loi, nous semblent mériter d’être réintroduites dans le projet de loi au cours du débat parlementaire : La définition positive et la protection des communs de la connaissance L’inscription de contenus librement accessibles dans le régime de l’article 714 du Code civil revêt un double intérêt : tout d’abord permettre une protection large du domaine commun informationnel, qui n’est ni inscrit dans la loi ni codifié aujourd’hui,ensuite réactiver la notion de chose commune au creuset des nouveaux enjeux de la société de l’information. La valeur économique d’une promotion du domaine commun,et plus particulièrement ses effets bénéfiques sur l’innovation et la croissance – notamment pour les plus petits acteurs – ont été démontrés empiriquement . Or le péril aujourd’hui est la fermeture et la création d’exclusivités abusives sur ce qui appartient à tous, alors même que c’est la circulation des connaissances, des informations, des données, mais aussi des œuvres qui a permis l’essor de l’économie numérique et l’apparition de formes nouvelles, voire alternatives, de création et de production au cœur de la diversité culturelle. On observe en effet un risque de développement des pratiques d’appropriation qui, sans cause légitime, compliquent ou interdisent de fait l’accès à des choses communes, notamment à travers ce que l’on appelle le “copyfraud” (la revendication illégitime de droits exclusifs sur une œuvre). Les exemples sont nombreux : il est ainsi fréquent que la numérisation d’une œuvre du domaine public, ou même le simple fait de la photographier, serve de justification pour revendiquer un droit d’auteur sur cette œuvre ! N’est-il pas étonnant – et c’est un euphémisme – que le département de la Dordogne ait pu revendiquer un droit d’auteur sur les reproductions de la grotte de Lascaux, 17 000 ans après la mort de ses créateurs ? Parce qu’il limite la diffusion et la réutilisation des œuvres qui composent le domaine public, le copyfraud constitue une atteinte aux droits de la collectivité toute entière. La création d’un domaine commun volontaire Un domaine commun informationnel ne pourrait toutefois être complet sans prise en compte de l’apport des nombreux développeurs qui contribuent aux logiciels libres ou des millions d’auteurs qui ont recours aux différentes solutions contractuelles de type Creative Commons aujourd’hui. Cette forme de gratuité coopérative basée sur la contribution et le partage rassemble de nombreuses communautés d’échange et crée une nouvelle forme de richesse, aussi bien économique que sociale. C’est elle qui donne au domaine commun informationnel son caractère vivant et dynamique. La création d’un domaine commun volontaire garantirait une protection effective contre les réappropriations. Ainsi, à l’instar du droit d’exploitation secondaire accordé aux chercheurs, le domaine commun volontaire serait un nouveau droit pour les auteurs, et plus largement, une nouvelle arme de défense face aux pressions qui peuvent résulter de la possibilité d’acquérir une exclusivité commerciale sur une œuvre. La priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts dans le service public national et local Le recours aux logiciels libres et formats ouvert représente des avantages majeurs pour l’Etat, mais aussi pour les collectivités territoriales. L’auditabilité du code, la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, la libre exécution du logiciel pour tous les usages, la possibilité de l’adapter et de l’enrichir, l’interopérabilité, l’évolutivité ou les capacités de mutualisation du code, sont autant de caractéristiques propres au logiciel libre qui garantissent une véritable souveraineté, une meilleure sécurité, mais aussi un plus grande flexibilité aux systèmes d’informations gérés publiquement. De plus, selon une récente étude, réalisée pour le compte du Conseil National du Logiciel Libre et du Syntec Numérique, le marché du logiciel libre représenterait en France plus de 50 000 emplois, pour une valeur estimée à 4,1 milliards d’euros en 2015. La création d’une liberté de panorama La liberté de panorama est une exception au droit d’auteur par laquelle il est permis de reproduire et de diffuser l’image d’une œuvre protégée se trouvant dans l’espace public, notamment les œuvres d’architecture et de sculpture. C’est l’une des exceptions optionnelles prévues par la directive européenne 2001/29/CE relative au droit d’auteur. Nombreux sont les pays, parmi nos voisins européens, qui ont fait le choix d’appliquer cette exception. Certains pays tels que le Royaume-Uni, l’Inde ou l’Australie disposent même d’une liberté de panorama qui s’étend jusqu’à l’intérieur des bâtiments publics. L’absence de liberté de panorama pose nécessairement la question de la privatisation de l’espace commun. Les Français n’auraient -ils pas un certain droit sur le patrimoine architectural national? D’autant plus lorsque la construction a engagé des fonds publics et que les artistes ont sciemment consenti à exposer leurs œuvres dans l’espace public. Un juste équilibre entre droit d’auteur et biens communs semble également souhaitable afin de favoriser le rayonnement culturel français sur Internet. En développant un meilleur accès à la connaissance, la liberté de panorama permettrait de mettre en valeur le travail des artistes, mais aussi de permettre des retombées économiques consécutives à ce supplément de visibilité que ce soit pour le tourisme en France ou pour les artistes eux-mêmes à travers l’obtention de nouvelles commandes. L’autorisation de la fouille de textes et de données pour la recherche L’exception pour la fouille automatique de données de texte (text et data mining) consiste à autoriser la recherche automatisée parmi un volume très important de textes ou de données : il est possible d’accéder à des résultats qui n’auraient pas pu être découverts par une autre méthode. Cela donnerait une force nouvelle à l’entrée de la recherche française à l’heure des mégadonnées (big data) et de réaliser des gains de productivité très importants, alors même que d’autres pays, comme le Royaume-Uni, le Japon et les Etats-Unis, ont pris une avance considérable dans ce domaine. La fouille automatisée de textes et de données, en tant qu’activité de lecture et d’extraction d’informations, est une pratique qui ne se distingue pas fondamentalement du relevé manuel des informations qui a toujours été effectué par la recherche. Pourtant, les grands éditeurs qui détiennent la majeure partie des publications scientifiques, peuvent aujourd’hui proscrire, par des solutions contractuelles, la fouille de textes et de données – notamment la copie provisoire, techniquement nécessaire afin de la réaliser – aux chercheurs, même lorsque ces derniers disposent d’un accès légal à l’ensemble des publications scientifiques comprises dans les bases de données fouillées. PROJET DE LOI
Pour une République numérique.
(procédure accélérée) AMENDEMENTS COMMUNS A/ Définition positive et protection des communs de la connaissance I. Relèvent du domaine commun informationnel :
1° Les informations, faits, idées, principes, méthodes, découvertes, dès lors qu’ils ont fait l’objet d’une divulgation publique licite, notamment dans le respect du secret industriel et commercial et du droit à la protection de la vie privée ;
2° Les oeuvres, dessins, modèles, inventions, bases de données, protégés par le code de la propriété intellectuelle, dont la durée de protection légale, à l’exception du droit moral des auteurs, a expiré ;
3° Les informations issues des documents administratifs diffusés publiquement par les personnes mentionnées à l’article 1 de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 et dans les conditions précisées à l’article 7 de la même loi, sans préjudice des dispositions des articles 9, 10, 14 et 15 de ladite loi. Les choses qui composent le domaine commun informationnel sont des choses communes au sens de l’article 714 du Code civil. Elles ne peuvent, en tant que tels, faire l’objet d’une exclusivité, ni d’une restriction de l’usage commun à tous, autre que l’exercice du droit moral. Les associations agréées ayant pour objet la diffusion des savoirs ou la défense des choses communes ont qualité pour agir aux fins de faire cesser toute atteinte au domaine commun informationnel. Cet agrément est attribué dans des conditions définies par un décret en Conseil d’Etat. Il est valable pour une durée limitée, et peut être abrogé lorsque l’association ne satisfait plus aux conditions qui ont conduit à le délivrer. II. Au troisième alinéa de l’article L.411-1 du code de la propriété intellectuelle, après les mots « protection des innovations, », il est inséré les mots : « pour la promotion de l’innovation collaborative et du domaine commun informationnel ». B/ Le domaine commun volontaire Le titulaire d’un droit de propriété intellectuelle, de quelque nature que ce soit, peut autoriser l’usage commun d’un objet auquel ce droit est rattaché par le biais d’une manifestation de volonté à portée générale, à condition que celle-ci soit expresse, non équivoque et publique. Cette manifestation de volonté peut notamment prendre la forme d’une licence libre ou de libre diffusion. Elle ne peut être valablement insérée dans un contrat d’édition tel que défini à l’article L. 132-1. Le titulaire de droits est libre de délimiter l’étendue de cette autorisation d’usage commun pour la faire porter uniquement sur certaines des prérogatives attachées à son droit de propriété intellectuelle. L’objet de cette manifestation de volonté fait alors partie du domaine commun informationnel tel que défini à l’article 8, dans la mesure déterminée par le titulaire de droit. Cette faculté s’exerce sans préjudice des dispositions de l’article L. 121-1 du Code de propriété intellectuelle relatives à l’inaliénabilité du droit moral. C/ La priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts dans le service public national et local Les services de l’État, administrations, établissements publics et entreprises du secteur public, les collectivités territoriales et leurs établissements publics donnent la priorité aux logiciels libres et aux formats ouverts lors du développement, de l’achat ou de l’utilisation d’un système informatique. D/ La liberté de panorama L’article L.122-5 du Code de la propriété intellectuelle est complété par un alinéa ainsi rédigé :
10°) Les reproductions et représentations des œuvres architecturales et des sculptures, réalisées pour être placées en permanence dans des extérieurs publics. E/ Autoriser la fouille de textes et de données pour la recherche (text and data mining) I. – L’article L. 122-5 du code de la propriété intellectuelle est ainsi modifié :
Après le neuvième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« 10° Les copies ou reproductions numériques réalisées à partir d’une source licite, en vue de l‘exploration de textes et de données pour les besoins de la recherche publique, à l’exclusion de toute finalité commerciale. Un décret fixe les conditions dans lesquelles l’exploration des textes et des données est mise en œuvre, ainsi que les modalités de conservation et communication des fichiers produits au terme des activités de recherche pour lesquelles elles ont été produites » II. – Après le cinquième alinéa de l’article L. 342-3 du même code, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« 5° Les copies ou reproductions numériques de la base réalisées par une personne qui y a licitement accès, en vue de fouilles de textes et de données dans un cadre de recherche, à l’exclusion de toute finalité commerciale. La conservation et la communication des copies techniques issues des traitements, au terme des activités de recherche pour lesquelles elles ont été produites, sont assurées par des organismes désignés par décret. Les autres copies ou reproductions sont détruites. »